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Du Côté de l’enfer, à la vie, à la mort

Un polar années soixante sur fond de collaboration, d’occupation et de résistance, Du Côté de l’enfer réunit une fois encore Noël Simsolo et Dominique Hé dont le trait s’est non pas simplifié mais éclairci, des cases plus ouvertes. Des services d’état qui jouent les nettoyeurs par le vide, le milieu et des truands d’horizons divers et bien sûr un héros, Dan, au passé à la fois glorieux et trouble, des éléments qui vont se télescoper et laisser des cadavres dans les caniveaux parisiens. On verrait presque Gabin ou Ventura dans le décor.

Octobre 1957, à Paris au Dan Club peu de clients pour Mona, mais deux tueurs en cagoule qui ouvrent le feu. Erreur car Jo le barman est un rapide qui a fait ses armes dans la Résistance. Dan est agacé qu’on s’en prenne à son club mais le commissaire Brulls le protège. Qui a donné l’ordre de l’attaque ? Fermeture provisoire du bar mais Dan est suivi quand il rentre chez lui avec une de ses filles. Il accepte de discuter avec son ex-patron de service secret, le Gros, qui l’a testé et lui rappelle comment il l’avait embauché pendant la guerre. Il en a fait un tueur d’état mais Dan a tout arrêté et son patron a monté une agence privée. Il veut que Dan se remette au boulot pour éliminer un vendeur d’armes au FLN alors que la France est en guerre en Algérie. Dan a quelques ennuis psychiques que seuls Mona et Jo connaissent. Mais il ne faut pas le prendre pour un cave, Dan.

Un savoureux mélange avec années 50, rappels historiques, manipulations, mouchards, traîtres, Noël Simsolo est un grand spécialiste du polar en particulier français et du cinéma de cette époque. On l’a vu avec Pornhollywood ou Les Miroirs du crime. Dominique Hé le connait bien. Le duo fonctionne à merveille dans ce premier tome certes assez classique mais qui réserve des surprises. On plonge au cœur de l’action toujours avec ce plaisir à retrouver Dominique Hé. Il déménage le Dan, petit côté Delon dans Le Samouraï. Efficace ce polar très noir.

Du Côté de l’enfer, Tome 1, Le prix de la mort, Glénat, 14,50 €

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