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Le Pépère, on ne se refait pas

Du Moynot cela ne fait jamais dans la gaudriole. Mais dans le noir sanglant avec des héros qui ont une tendance certaine à être des psychopathes qui s’ignorent. Le Pépère en rajoute une couche, sérial killer en devenir mais on lui donnerait le bon Dieu sans confession. Et en parallèle il y a aussi Vanessa une punk déjanté et abimée par la vie. Association improbable mais bien réelle de malfaiteurs au bocal abimé et pas que par la vie. On se souvient que Moynot et Morvan avait adapté l’Armée des ombres de Kessel. Et Moynot signé du Burma. Première rencontre avec Moynot en 2001 pour Monsieur Khol. C’est pas hier.

Bordeaux, place Saint-Michel, les Puces, un clochard à Toc et décalé. Agressif, il bouscule Pépère qui chine et qu’une femme Vanessa défend. Il rentre chez lui Pépère, anonyme et flash-back car il y a un début à tout. Une employée d’une agence immobilière est venue pour tenter de l’expulser, l’arnaquer, lui faire vendre sa maison. Un accident malheureux et la dame s’est retrouvée embroché sur la patère d’un porte-manteau. Fallait bien la planquer dans  la cave, elle méritait pas mieux l’escroque. Faudra aussi changer le papier peint ensanglanté. Vanessa marquée par la dope racole et se fait aborder par Sacha. Pépère a hérité la maison de sa mère, a un chat et eu une fiancée. Il a eu un problème avec Madame Prunet car son chat de race a été engrossé par le sien. Horreur et direction la cave. On cumule un brin mais il y a pris goût Pépère.

Quand on aime on ne compte pas. Vanessa survit elle comme elle peut, tapin oblige et came en plus. Les Bulgares agacent, un mac. Et tombe sur Pépère. La suite faudra lire Moynot et s’attendre au pire car Vanessa c’est le feu de l’enfer. Des histoires courtes qui vont de l’un à l’autre. Mais toutes les bonnes choses ont une fin. Et a ce sujet, pas triste le happy-end. La préface est signée par Pascal Rabaté. Le trait de Moynot a du répondant gothique et une efficacité bien noire bien sûr.

Le Pépère, 80 pages, Glénat, 19 €

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