Un roman graphique que l’on aurait tendance à la fois à qualifier de SF et aussi à une chronique du débuts des temps où vont se mettre en place grandes civilisations et cités. Le Marche-Lune a une part ésotérique qui s’appuie sur l’Egypte et des créateurs venus de l’Espace avec leurs envoyés spéciaux issus de la Famille. Simon Spruyt a accompli un très bon travail de création avec des personnages ambigus mais surprenants et émouvants sur un dessin très accompli et beau.
Dernier rapport d’un envoyé spécial sur Terre. Puis plus rien. Il faut en envoyer un autre le retrouver, une femme, Gashansunnu prêtresse d’Ishtar. Ce dernier a disparu au coeur des premières cités-Etats de Mésopotamie, là où les hommes découvrent les dieux. Où Inanna reste en contact avec son monde lointain, discrétion, une jeune bergère la voit. Inanna se lance dans une danse sacrée. Les gens la prennent pour une sorcière. Elle veut aller à Sichem, la ville la plus proche où elle espère être bien reçue. Certains se prosternent devant elle, économie primitive et esclaves. Le prince de Sichem la reçoit et part s’entretenir avec les Marche-Lune. Il faut passer un accord avec les nomades. Partage de l’élevage et deux jeunes gens dont la belle Dina et Appan semblant se plaire. Sichem est sous la protection du grand roi Austral rappelle l’intendant Eliezer. La prêtresse est décu face à la stagnation intellectuelle de la tribu même si ils savent écrire. Un raton illumine le ciel. Le vaisseau de la prêtresse ? Pourquoi ne nom de Marche-Lune ? Un nom donné par les habitants de le cité d’Ur. Des bâtisseurs qui ont quitté la ville et suivant la Lune. D’autres considèrent que ce nom est une insulte. Leur lieu sacré n’est pas loin. Le prince se demande ce que vient faire la prêtresse. Elle lui raconte une histoire d’agression. et qu’elle s’est retrouvée seule. IL faut qu’elle accompagne une caravane pour ne pas être à la merci des Marche-Lune.
L’Egypte, Pharaon et en fond la migration des peules dont les Juifs, les Pyramides, qui a façonné nos mondes ? Une puissance extérieure dont le fameux disparu venu de l’espace ou les hommes plus simplement au fil de l’évolution. Le propos est bien mené. On dirait même qu’il y a un clin d’oeil à Moïse, à son rocher. Tout ça va mal tourner mais la fin est évidente. Un ouvrage atypique et très riche en tout point.
Le Marche-Lune, 200 pages, Le Lombard,
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