Le Duel, l’honneur à coups de sabre

Duel à vie, deux hommes officiers courageux n’auront de cesse de vouloir laver leur honneur mais à chaque fois il faudra reporter le duel. On parcours les années depuis 1800. Têtus les officiers, un Hussard et un lieutenant de l’Etat Major moins rompu à ce genre d’exercice mais bien décidé à en découdre. Jean-Pierre Pécau est au scénario de cette aventure impériale où se joue une affaire d’honneur et Antonio Marinetti au dessin qui a su ne pas faire d’erreur aux niveau de la reconstitution historique. 

asbourg, dans un champ, Fournier du 7e Hussard tue son adversaire, un duel de plus alors qu’ils sont interdits. On charge le lieutenant Dupont d’aller le chercher pour le mettre aux arrêts. Il tombe sur une jolie jeune fille qui lui dit qu’il est au salon d’une baronne. Où il va et s’adresse à elle mais Fournier lui reproche d’avoir été impoli. Insulte de Fournier, cause de duel et combat dans le jardin. Les deux Lieutenants sabre en main mais Fournier s’assomme en tombant. Fin du duel d’autant que la jeune fille se jette sur lui et qu’il l’assomme aussi. Dupont leur envoie un ami médecin. Les deux hommes sont convoqués chez leur général qui leur interdit le duel. Dupont est en prison. un traité est passé entre les deux hommes. Le duel devra avoir lieu par tous les moyens et sans excuse. Par contre il faut que les combattants aient le même grade. La guerre les rattrape. Marengo, Hohenlinden, on ne se bat pas en duel en temps de guerre. Armistice, on peut continuer à se découper. Fournier est blessé et pense que c’est terminé. Dupont lui dit à la prochaine. Seule la mort mettra un terme au duel. Tous se demande quelle est la vraie raison de cette volonté farouche de se battre.

Une affaire sérieuse, même le colonel est convaincu. Des scènes à grand spectacle, des montées en grade, chacun poursuivant l’autre et deux psychologie différente, un borné et un autre plus intelligent. Le Hussard est borné mais on comprend que malgré leur ressentiment il y a une considération mutuelle si ce n’est de l’amitié. Alors qui sera le vainqueur ? La Grande Armée en déroute, le retour de l’Aigle, le décor vaut le détour comme comme les rebondissements introduits par Pécau. Album subtil.

Duel, 64 pages, Soleil Editions, 16,50 €

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