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Le Bestiaire des mondes d’Albébaran, Leo et son imaginaire

Si il y avait un personnage animal des Mondes d’Albéran à retenir ce serait inévitablement la Mantrisse. Sauf qu’ils sont légion ces animaux volants, terrestres, sympa ou pas, flirtant avec parfois un aspect humain. Aldébaran, Bételgeuse, Antarès, trois planètes que nous a fait découvrir le magicien Leo au crayon, à l’imaginaire sans frontières. Tout a commencé on s’en souvient en 1994 avec La catastrophe. Depuis tout s’est enchaîné en sauf erreur 29 albums et sept cycles. Bellatrix est le dernier en date. Aldébaran on y revient toujours et cette fois avec un bestiaire que Leo a mis sur papier accompagné par Olivia Le Moëne, ethnologue, à l’origine de ce travail exhaustif. Une encyclopédie de créatures qui accompagne bien sûr celle dont on suit depuis des lustres les aventures Kim Keller et sa fille amphibie. Parfait pour Noël.

C’est elle qui ouvre d’ailleurs cet album qui fera un parfait cadeau de Noël. Elle qui est très proche des mantrisses qui lui ont donné une vie éternelle. Ce sont ses observations qu’elle publie, incomplète car le danger règne. Leur biologie est décrite, des dessins de Keller proposés. Tout commence à Aldébaran  dont la fiche technique ouvre le bal, découverte en 2047 et en 2055 un vaisseau habité s’y pose. Nestor baleine à bras, le Manganéra insecte venimeux, le Javelot au bec en forme d’épée, l’affreux Mégalucius qui hante les profondeurs, Amédée au visage humain sous les flots, le mortel poulpe des sables, ils sont tous là dans leurs oeuvres. On se dira toujours, mais où Leo est-il allé chercher tout ça ?

Pour bien le connaître et l’avoir souvent rencontré il a une imagination si ce n’est délirante mais au moins sans égale. Et en plus ses animaux s’intègrent toujours parfaitement à l’histoire, y ajoute le dépaysement nécessaire. Leo travaille son zoo, ses croquis le montre. Il y a aussi la part de terreur qui corse le débat. Chaque planète a sa faune. La voir rassemblée démontre si il en était besoin que Leo a créé un univers singulier et unique.

Le Bestiaire des mondes d’Albébaran, 136 pages, Dargaud, 31 €

 

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