IL y a des destins hors normes. Celui du plus connu des philosophes français, ce brave Descartes. Car où est donc passé le crâne de ce grand homme. Un balade et une histoire des plus curieuses qui n’a pas encore trouvé solution et réponse. Une baleine et Descartes mourant en 1650 en Suède où il s’est réfugié, le sort des ossements de René a ému Daria Schmitt (Ornithomaniacs) à qui l’on doit le très remarquable Bestiaire du crépuscule. Un dessin de très belle facture et en fait un discours de la méthode en forme de BD à ne surtout pas manquer. Une exposition se tient chez Maghen à Paris.
Mais l’aventure ne s’arrête pas là. Ni les échanges philosophiques avec la baleine. Le souvenir du Dodo. Le Panthéon et aussi cinq crânes qui se disputent l’honneur d’être le sien. Reste l’hommage au grand philosophe, cogito ergo sum. L’album est une belle dissertation onirique en noir et blanc, au dessin digne des grands maîtres de l’estampe. Une enquête qui a déclenché une tempête sous un crâne. Mais lequel était le bon. Un cahier de documents en annexe éclairent encore mieux le débat.
La Tête de mort venue de Suède, 120 pages, Aire Libre, 25 €
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