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Gunnar le vampire, bon chic bon genre

Un cas d’école Gunnar le vampire. Dumontheuil a mis au jour si l’on peut un vampire hors normes, rien à voir avec nos Dracula habituels, un monsieur de bonne compagnie qui, certes a des besoins en hémoglobine depuis des siècles car il fait partie des plus anciens de sa catégorie. Dumontheil en a fait un gentilhomme châtelain au passé tumultueux sans oublier les autres membres de sa confrérie. 

1910 en Bourgogne, l’épouse de Gunnar est couturière et fait de très belles robes. Elle se reposera quand elle sera morte ce qui agaçe Gunnar, vampire de son état et donc immortel. La jeune rose vient demander si elle peut tuer Ferdinand, un coq et Gunnar lui fait un court sur les tissus. Il habite dans un château, celui de Rose sa loueuse. Il est là depuis des siècles. Et croque du charbon pour éviter le sang. On parle du château du Suédois, Gunnar, le fils du Croisé Evald, celui qui est celui qui n’est pas, Gunnar Gunnarson Den Wampyr. Rose a coupé le cou de Ferdinand. Il y a aussi dans les douves une carpe géante qui mange les canards. Vieille d’au moins 150 ans. Gunnar lui est arrivé au château quand on a appris à Louis XVI que l’Astrolabe avait disparu. Le cure, les gendarmes, tous savent que Gunnar est un vampire mais théoriquement rangé des affaires. Sauf qua dans une ferme tous les lapins ont été saignés à blanc. Les chats aussi. Le curé est formel. Ce n’est pas Gunnar, des Egyptiens peut-être qui viennent pou les vendanges. Eau bénite, ail, au cas où. Au village la jolie Ayse vit de ses charmes et la mère du curé déteste Gunnar, son fils fraye avec un vampire. Gunnar la nuit se transforme en énorme chauve-souris et en rejoins d’autres. Le diable recouvre la ville.

 

On est entre comédie et gore mais le tout avec délicatesse, beauté du dessin et canevas irrésistible du scénario. Chronique campagnarde et villageoise, une vampiresse sanctifiée, des décors moyenâgeux qui ajoutent à l’ambiance, des références et bien sûr quelques sacrifices. Par contre et même si Dumontheuil a du talent il n’a pas hésité sur la pagination., ni sur les pistes scénaristiques. 270 pages pour cette biographie de cher Gunnar qui va retrouver sa soeur guillotinée mais qui ne s’en porte pas plus mal. Une saga croustillante.

Gunnar le vampire, 272 pages, Dupuis Aire Libre, 29,95 €

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  • Merci pour cette chronique appétissante. Mais y a-t-il un correcteur dans l’avion ?! 😤
    Vous avez raison, j'ai mal relu, je travaille seul et parfois un peu vite. Désolé, j'ai corrigé mais peut-être encore oublié des fautes. Merci.

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