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Là où danse le vent, le bonheur de transmettre

Il y a dans la vie de grands moments qui font des souvenirs inoubliables. Les relations grands-parents et petits-enfants en font partie. C’est la toile de fond de Là où danse le vent d’Enora Boutle avec en invité la mer. De la tendresse, de l’émotion et une chronique parfaite, ce vent là sur un dessin chaleureux apporte sa bonne dose de bonheur et d’espoir.

Photos du bébé dans les bras du grand-père maladroit et inquiet, qui dès qu’il voit Yaëlle l’adore. Elle grandit, ses parents ont des problèmes. Yaëlle fait peur à tout le monde en partant seule dans la ville parmi un défilé folklorique breton. Yaëlle se perd et comprend qu’elle a fait une bêtise. Retrouvailles avec le papi. Charli et Solenn ses parents se renvoient la responsabilité de ne pas l’avoir surveillée. Peu à peu des liens très affectueux se nouent le papi et Yaëlle. Il lui raconte comment jeune marin le vent lui parlait. Yaëlle plus tard sera le porte-parole de la mer. Elle grandit au bord de l’océan, trouve un diamant des vagues mais pendant les vacances rien ne va avec sa mère. Elle trouve un lieu secret, un ancien bunker qui devient son refuge, le toit du monde. Son grand-père lui apprend les coquillages. Ses parents se déchirent et elle montre à son papi le toit du monde. Il lui parle de sa grand-mère qui adorait la mer et voyait le beau partout. Papi essaye de raisonner Solenn qui a fait son choix. Séparation et c’est le papi qui élève la jeune fille alors que le divorce des parents se met en place. Un mati nle papi lui montre le royaume du vent là où il venait parler et où elle va pouvoir exprimer sa colère, chasser ses douleurs sur les landes, lui transmet en fait sa vie.

Quels destin pour Yaëlle, inattendu et papi qui vieillit. C’est un duo à vie qui pourtant sera un jour séparé. On n’oublie jamais les joie vécues avec ses grands-pères, plus peut-être mais c’est personnel qu’avec ses grands-mères. Plus de partage, de confiance, de lettres partagées, de secrets, de bonheur dans leurs yeux. Et de fidélité, de connivence avec en prime cette mer qui a bercé enfance et jeunesse. Un lien indestructible. Un très bel album, en douceur et finesse. Et la vie continue. Enora Boutle, jeune artiste, entre au catalogue Glénat avec un album sensible, poétique et lumineux.

Là où danse le vent, 144 pages, Glénat, 20 €

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