Comme le précise Wikipédia Le Mage du Kremlin est un roman en français de Giuliano da Empoli, paru en aux éditions Gallimard, couronné par le Grand prix du roman de l’Académie française et battu de justesse en finale du prix Goncourt par Vivre vite de Brigitte Giraud. C’est aussi un film avec Jude Law et désormais une BD de Luc Jacamon. Poutine en est le héros, sa montée en puissance, sa captation du pouvoir total, le tout raconté par son âme damnée Vadim Baranov. Luc Jacamon qu’on avait découvert à la sortie du premier tome du Tueur, le temps passe, est parfait avec un trait qui a une belle aisance. Giuliano da Empoli a collaboré au scénario.
Vadia chassait l’ours en famille. Il en blesse un avec son grand-père un rescapé aristocrate de la révolution russe. Devenu spécialiste des loups, ceux qui vont traquer l’ours. Une métaphore pour son récit de témoin dès 1991 à Moscou quand il vit avec la belle Ksenia. Epoque de l’argent facile, de la mort du communisme, Vadia a un ami richissime Mikhail, jet privé et balade à Nice pour séduire Ksenia qui le largue. Vadia écrit, homme de lettres et influenceur politique. C’est en fait Vadim Baranov (personnage fictif Vladislav Sourkov,) qui écoute Berezovsky. Homme de communication Vadia sait ce qu’est l’orgueil russe habitué depuis les tsars aux tyrans, Lénine, Staline, Brejnev, puis une pause démocratique avec Eltsine, Gorbatchev et une reprise en main par Poutine. Berezovsky est le vrai patron et contrôle le TV, monte des sondages, coulent les rivaux. Il va falloir remplacer le vieil ours au pouvoir, créer un parti et un leader. Mais qui ? Il a un nom en tête, un des patrons du FSB, Poutine et lui présente Baranov. Poutine n’est pas convaincu. Mais Vadim le convainc tout en sachant que rien n’est gagné avec un personnage pareil. Il va vite s’en apercevoir.
Embauché par Poutine, désormais sa vie est tracée au service du Tsar. Pouvoir vertical, accompagner mais pas guider celui qui va devenir le maître du Kremlin. On avance pas à pas dans un environnement historique connu, subtil, sans partage et inexorable. Attentat à Moscou, seul aux commandes, naufrage du Koursk. Une Russie qui s’est toujours faite à coup de hache. Arrestation et spoliation de Mikhaïl Borissovitch Khodorkovski, milliardaire et homme d’affaires russe, ancien PDG de Ioukos. Une adaptation rigoureuse qui sort en plus dans le contexte ukrainien. Le début de la fin pour le maître embarqué seul dans l’aventure ? Pa sûr. Au moins curieux mais un album qui est plus qu’une très bonne découverte, une démonstration de géo-politique en direct. Qui fait froid dans le dos.
La Mage du Kremlin, 144 pages, Casterman, 24 €
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