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Diable pâle, manipulateur insaisissable

Et un western de plus, Diable Pâle qui fait un peu, mais en beaucoup plus construit, dans le même registre que Ray Ringo T2. Brugeas est au scénario, cela se ressent par les rebondissements inattendus et Siner au dessin tout autant bien maîtrisé. Un bel envol cet album qui a de quoi satisfaire toues les amateurs du genre. Un one-shot ou le début d’une série ? A voir.

Tuckson Arizona, une poursuite d’outlaws masqués par le sherif et ses hommes. Mais c’est un piège dont les hommes de loi vont faire les frais. Clay et Dickie sont frères, leur comparse Finn a été abattu. Il y a aussi Jimmy et une jeune Apache, Truth. Pourquoi Clay a-t-il décidé d’avancer de 24 heures le hold-up de la banque  de Green Valley ? Les Colt sortent et Clay y laisse sa peau. Jimmy est en fait grimé et est un Indien blanc surnommé Taglito rejoint par ceux qui l’ont adopté, ses frères de sang dont Pied Cassé. L’argent volé va servir à acheter des Winchester. Jimmy part avec Ruth et retrouve un aspect normal, prend l’identité de Oliver Clifford. Il va falloir attendre que la Winchester Company les contacte et que Ruth se cache. A Tucson le sherif est dur et interpelle Jo Paxton, un ivrogne. Au saloon il fait le point sur un joueur de cartes qui ne semble pas être un professionnel. C’est Oliver. Mais le shérif Peabody ne l’aime pas. Les deux hommes discutent et Oliver dit avoir touché un héritage avec lequel il a prévu d’acheter les carabines. Mails il faudra verser une taxe à l’organisation qui dirige Tucson. Mais Jo l’ivrogne semble reconnaître Oliver. Et Peabody envoie un homme pour se renseigner sur le braquage. Oliver rejoint Ruth cachée dans une grange.

Un scénario très élaboré avec des personnages eux-aussi très vrais. Siner a un bon sens du cadrage, des ambiances et des détails. Brugeas a monté une histoire à tiroirs mais où tout finit par se recouper. Son héros, l’Indien blanc est sans pitié. Le Diable pâle a une réputation mortelle et est un manipulateur doué.Un suspense bien cadré assez polar en fait même si le décor est celui d’un western. Une chevauchée sauvage qui vaut qu’on la suive de près.

Diable pâle, 64 pages, Le Lombard, 16,95 €

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