Un polar à la fin de l’Empire, au moment en 1814 où la France est encerclée de toutes parts, en dolman de hussard, bonnet en fourrure, shako, un Russe, un Polonais, et quatre autres officiers dont un prince, une princesse de sang pour une association de malfaiteurs hors normes. On a de nouveau Brugeas au scénario et Mr Fab au dessin (Colt et coal) pour un album on le dit haut et fort de très haut vol car vraiment inédit sur le fond, qui propose une mine de rebondissements et d’idées qui font de Braquage à la hussarde un Ovni en particulier par la richesse, les détails du trait travaillés, documentés. On se croirait au Musée de l’Armée ou mieux, à celui de l’Empéri à Salon-de-Provence.
1814, tout part en vrille. Gabriel colonel, Marcellin chef d’escadron, Louis-Armand chef de bataillon, Francisco capitaine, un prince russe et Piotr capitaine de lancier polonais se retrouvent près d’une bâtisse. A priori tous sont frères maçons. Leurs troupes les accompagnent autour du château délabré où se trouve la Comtesse cousine de Louis XVIII. En compagnie du prince et d’une armoire énorme blindée qui contient or et listes de noms, de lettres de notables mouillés jusqu’au coup auprès des Bourbons. Napoléon n’a qu’un genou à terre. Le gang des cinq braqueurs tient son conseil de guerre et parlent de la lettre qui les a mis sur la piste de la comtesse qui veut mettre un réseau en place pour faire tomber plus vite Napoléon. Gabriel les a convoqués avec de faux ordres de mission. Il sait que tout est fini et il faudra désarmer les Cosaques du château qui protègent la comtesse. Elle a envoyé des messagers mais le dernier n’est pas revenu. Attaque sur le château, les canons tonnent. Le Prince s’inquiète car ses troupes sont écrasées. Il est fait prisonnier. Le commando découvre l’armoire au trésor mais seule la comtesse en connait la combinaison.
Une tordue la dame, princesse ou pas qui va mener la vie dure aux officiers qui pourtant en ont vu d’autres. On dit que Louis XVI passionné de serrurerie avait aussi une armoire de fer aux Tuileries. Tout va se jouer le plus souvent à huis-clos avec quelques échappées cavalières. Les frères vont abattre chacun leur carte, se trahir joyeusement, la comtesse les manipule. Un polar en fait et aux détours historiques, politiques encore une fois au dessin fascinant de Mr Fab. Style western aussi pour cette poignée de mercenaires, sept en fait, avec une fin en superbe clin d’oeil. Un Braquage qui va laisser de belles traces. Un dossier de recherches graphiques en fin d’album.
Braquage à la hussarde, 80 pages, Glénat Comix Buro, 18 €
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