Catamount T3, du western grand style

Il fallait bien que ce jour arrive, celui de la vengeance de Catamount qui pour l’heure a mis les voiles. Mais il a du monde aux trousses le coupable présumé mais innocent de meurtres qui le touchent de près. Du western sauvage, on pense au Revenant ou à quelques Eastwood de la grande époque post-italienne. Catamount est à la fois un héros solitaire, un lucide, mais aussi un homme qui a su générer amitié et passion. Benjamin Blasco-Martinez aura signé un triptyque hors normes, et dans la plus grande tradition du genre. Ce qui était un défi. Où vas-tu aller trainer ta solitude Catamount ? Allez savoir.

Catamount

Le colonel Clark et le trappeur Pad suivent les traces de Catamount mais c’est sur les Crows qu’ils tombent. Des méchants qui ont des comptes à régler et ne s’en privent pas. D’autant que Clark ne leur a pas laissé un souvenir impérissable quand ses troupes ont massacré leur tribu. Catamount à l’époque avait sauvé le jeune indien qui a reconnu Clark. En fait, les Crows l’ont recueilli blessé en souvenir de son acte. Catamount va pouvoir apprendre de Pad que le jeune Paul est vivant. Il pourra témoigner que Catamount n’a pas tué ses parents à condition que Berton et ses hommes ne le retrouvent pas. Mais avant il faut que Catamount négocie avec les Crows pour libérer Pad et Clark. Il s’engage à rendre justice à la tribu. Mais comment ? Pour l’heure, lui et Pad se rendent dans un camp de gitans où pourrait être Paul. C’est la belle et dangereuse Nelly qui est le chef de la bande.

La justice des corbeaux

Catamount ira, on le pense, au bout de son destin et de sa soif de vengeance. Sans espoir en fait. Mais Blasco-Martinez va lui mettre des battons dans les roues. Le père de Catamount refait surface et les cartes sont rebattues. Qui sont vraiment les méchants, les traîtres, les fidèles, les tordus ? Dans ce tome 3, on atteint le paroxysme de ce que doit être un bon scénario, imprévisible. Le découpage est très efficace. De belles scènes qui resteront des repères du genre. Et quand, en plus, le dessin s’aligne sur un niveau tout autant qualitatif, on n’en demande pas plus. Sacré Catamount. Il faut relire d’une traite les trois albums, par plaisir, comme on revoit un grand classique de l’écran.

Catamount, Tome 3, La justice des corbeaux, Petit à Petit, 14,90 €