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La Fin de la fiction, voix off ou pas ?

Un auteur de BD qui philosophe et prof en prime avec des élèves peu concernés dans une école de dessin privée. Et dans la Fin de la fiction il va avoir sous la houlette de Pierre Maurel une idée de génie, enfin presque. La voix off, l’utiliser et faire deux pages de BD avec. Sans redondance entre la voix et le dessin. CQFD mon chez Watson. Faut dire que Marc Zmuda le prof n’est pas un gai luron, un solitaire paumé avec la vie fait semblant de rigoler. On ne se flingue pas de suite, attendons un peu qu’il retrouve Dédé le Hardi pour faire vivre son troubadour. 

Or donc Marc se balade dans son jardin, trouve une béquille. Fais ses courses et tombe sur un vieux pote qui l’appelle Bubulle, son surnom gamin. Gâteux le vieux, sa femme aussi mais qui lui demande le thème de son prochain album. Ce sera l’histoire d’un ménestrel qui partage la vie de tous et parle mine de rien de la société contemporaine. Il bloque Marcet et part en voiture chez un spécialiste de la chanson de geste. Se fait larguer au bord de la route par son copain chauffeur qu’il a traité de bourgeois. Marc s’est fait virer par sa femme et personne ne le supporte. Un cas désespéré. Un téléphone en rade et il tombe chez une psy d’occase qui réaligne les chakras. Il lui dit chercher un universitaire, Dédé le Hardin très portée sur le sexe opposé. La psy a fait une tisane à Parc mais erreur d’ingrédients. Pas nuit calme, le contraire nuit chaude. Et il commence à voir des renards Marc et même un chat bleu à rayures style Alice. Un vrai jeu de l’oie avec cases , numéros, épreuves, la totale pour enfin arriver aux pieds de celui qui va lui dire comment faire pour libérer son dessin et avoir un narration fluide. Une main divine s’en mêle et c’est reparti chez Dédé.

On le plaindrai presque le Marc parce qu’il n’est pas sorti de l’auberge car Dédé est un médiéviste de luxe qui fait du fric avec TV ou cinéma. Il va même croiser son héros ménestrel et se caricaturer tout seul, se planter. Un raté Marc ou Bubulle au choix et tout finira sous les bulles à Angoulême. On l’aime bien Pierre Maurel (L’Arme à gauche), (La Prof et l’Arabe).Fiction et chronique sociale et surtout il faut éviter la voix off.

La Fin de la fiction, 120 pages, Les Ondes Marcinelle, Dupuis 24 €

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