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La Femme au portrait, Miss X mène l’enquête

Depuis ses débuts en BD, plusieurs rencontres, on a toujours eu un faible, c’est vrai, pour l’oeuvre, le dessin d’Antonio Lapone. Un trait singulier dans entre autres Gentlemind avec Canales et Valero ou Greenwich Village. Dans son dernier album avec Nicolas Tellop au scénario, La Femme au portrait on note une évolution de son dessin beaucoup plus carré et dur, plus aéré. Hollywood dans les années 40, un portrait mystère qui se fait la malle, une certaine Miss et pas Lady X, le but suprême de tous les personnages est d’arriver à tourner un film et on y met le prix. Très belle couverture.

Des décors qui lorgnent vers le tournage d’un Blake et Mortimer, un Olrik lampe torche en main qui tue un gardien et un portrait de femme volé. La police enquête mais Miss X a été embauchée par les producteurs des studios, les Hooter. Le réalisateur allemand Ernst Spieler ne peut pas tourner son film sans ce tableau. Des indices pour Miss X qui le rencontre. Tournage suspendu et Spieler en attente de tourner La Conquête de l’espace mais son engament sur le projet Hooper ne lui permet pas de s’y consacrer. Et les mégots trouvés par Miss X sont ceux de ses cigarettes. Le tableau avait séduit tout le monde. Direction chez le peintre Clements auteur du tableau qui vit dans un environnement luxueux. Mais il a de la visite, un cambrioleur que poursuit Miss X d’un immeuble à l’autre. Il faut en savoir plus sur Cléments et aller voir son agent Rosenberg. Qui leur annonce que la veille un homme est venu demander des renseignements sur Clements. Mais toutes ses toiles appartiennent aux studios.

Il faut bien plonger dans l’univers remodelé de Lapone. Cela en vaut la peine. On est dans un film noir à la Bogart, avec un émule d’Eric Von Stroheim, un découpage de pages en largeur, en bandes. Miss X doit faire face à des rebondissements. Vrai et faux se mélangent. On meurt facilement. Mystère un peu tarabiscoté donc et quel coupable, pourquoi. Intrigue bien menée cependant et Lapone un plaisir. Quelques clins d’oeil en images à quelques chefs d’oeuvre cinématographiques de l’époque. On risque aussi de retrouver Miss X plus tard.

La Femme au portrait, 104 pages, Dargaud, 21,50 €

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