Retrouver Régis Loisel au dessin, Jean-Blaise Djian au scénario avec lui, pour qui plus est une histoire loufoque et décalée, on en demande pas plus à La Dernière maison juste avant la forêt. Un type moche victime d’un sort et qui se prend pour Apollon, des créatures bizarres, un colonel statufié qui parle et un cadeau pour son anniversaire inattendu, cette maison et ses habitants partent dans tous les sens. Pas vraiment étonné sans savoir pourquoi, on s’embarque sous le trait de Loisel incomparable vers un univers fantastique auquel se rallie une réalité humaine pour ainsi dire augmentée.
Quand il se voit dans une glace c’est Clark Gable, en réalité c’est plutôt Quasimodo. On lui fait croire qu’il est beau gosse. Pierrot est amoureux du mannequin de la boutique de mode. Il lui parle, l’appelle Lola. Un côté pervers Pierrot ? Chez lui il se désespère Pierrot le facteur et dans le bar où il va on se moque de lui. Un séducteur hors catégorie qui ne crache pas sur la bouteille. Il drague comme il peut sûr de lui. L’anniversaire de son père approche. Dans le tram il fixe une jolie blonde et en bave. Il la suit mais doit s’arrêter acheter le gâteau d’anniversaire. Un Paris-Brest. Au Manoir des Cormolan la blonde Mimi est arrivée reçue par un maître d’hôtel au cou bloqué qui parle un mélange de français et d’anglais. C’est Madame Yvette mère de Pierrot qui l’a invitée. Pierrot arrive lui aussi accueilli dans le parc par Frimousse jalouse indigène avec ses compères improbables fruits des expériences d’Yvette. Pierrot rejoint son père le colonel statufié par un sort qui croit que Pierrot est le plus grand avocat du monde. Mimi et Lola, même personne ?
Il ne faut surtout pas réfléchir, se poser des question. Il faut lire, suivre les déambulations de Pierrot et de sa famille de jobards perchés dans un monde qui flirte avec l’imaginaire. La matrone a des dons de sorcière et un faible pour Mimi, le colonel un petit air de Crochet. Zagor, Kiwi, Blek dans le jardin sont des voyeurs et Frimousse enrage. Pierrot a un canard qui parle dans la baignoire. Une comédie amoureuse qui dérape, part dans tous les sens mais aura sa part de morale. On chasse le rat et flics en prime. Joyeux Noël. Mimi, Pierrot même combat. Laissez vous aller, ça passe tout seul. C’est du Loisel bon cru
La Dernière maison juste avant la forêt, 158 pages, Rue de Sèvres, 35 €
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