I.R.$ T21, Larry B. Max se refait une santé

En une vingtaine d’albums on peut dire qu’il en aura vu Larry B. Max, grand spécialiste de la fraude fiscale, des OPA, de la corruption financière qui travaille pour l’Internal Revenue Service. Mais dans ce nouveau diptyque c’est au monde de la politique et de la finance réunies qu’il va se heurter. De plein fouet. Il a voulu faire une pause mais on est toujours rattrapé par son passé. Stephen Desberg lui a concocté des aventures musclées, inédites par rapport à ce qu’on avait l’habitude de découvrir. Sans pour autant renier le Max qu’on connait. Au dessin Bernard Vrancken est toujours là sur des crayonnés de Reculé. Un épisode agréablement tordu à souhait et qui ferait presque perdre à Larry Max son flegme bien connu.

I.R.$

Il est sénateur Larry B. Max. U, un hasard après la mort par suicide du sénateur Beasley. Mais il y a des témoins qui sont certains que c’est lui qui l’a détruit et qu’il a acheté son poste. Marié à Diane et père de deux enfants, Max est contactée par une femme qui a témoigné contre lui et qu’il retrouve assassinée. Sous l’objectif d’une paparazzi, Midori. Max se souvient comment il a rencontré celle qui va devenir sa femme, ses liens avec le sénateur Beasley pour qui il a fait des recherches sur la corruption. sauf qu’à force de gratter Max en a trop découvert. Sans oublier un avocat Ross qui joue un drôle de jeu et un paire de tueurs à gage très efficace qui l’ont dans le collimateur.

La Chute des anges

Un thriller à la Desberg qui a fait évolué son héros dans des milieux nouveaux pour lui. On sent son désarroi mais le naturel va revenir au galop. Une voix off, des manipulations en série, le doute et une vérité qu’il va falloir affronter. Le scénario est bien mené, novateur, presque expérimental pour déterminer un nouveau parcours pour Max tout en lui restant fidèle. Bien réussi par Desberg et Vrancken qui a fait évoluer découpage et mise en scène redonnant un nouveau souffle et intérêt à la série avec ce cycle.

I.R.$, Tome 21, La Chute des anges, Le Lombard, 12,45 €

La Chute des anges