I.R.$ T22, Larry Max sur le fil du rasoir

Il est dans de mauvais draps Larry B. Max. Depuis qu’il a hérité d’un poste au Sénat, il est devenu une proie pour de curieux accusateurs qui l’ont pris pour cible. C’est vrai que le sénateur Beasley s’est suicidé et a désigné Larry comme son successeur. Mais qui peut lui en vouloir à ce point ? On sait que Stephen Desberg est un maître en la matière et qui concocte des thrillers dans ce monde de la finance qu’il connait par cœur. Il a sorti Max de son contexte habituel depuis le précédent album, l’a rapproché de sa famille mais pas éloigné des coups tordus. Bernard Vrancken sur des crayonnés de Reculé continue à cerner ses personnages avec une efficacité et un réalisme qui a fait aussi le succès de la série qui en est au tome 22.

I.R.$

Flash-back sur les débuts du sénateur Beasley quand sa fille Léna était jeune. Elle deviendra sa chargée de campagne et à sa mort sera aux côtés de Max que son père a désigné comme successeur. Sauf que Beasley s’est suicidé car Max allait l’inculper pour financements illégaux. Depuis qu’il est au Sénat, Max se voit accusé d’agressions sexuelles, corruption et meurtres sous couverts de ses activités officielles. Sa femme lui fait jurer qu’il est innocent. Mais l’avocat Ross Centorbi aurait des informations capitales pour Max sur un certain Jonny. A condition qu’il puisse échapper à une tueuse implacable et que Max arrive à temps.

I.R.$

Sur le fil Larry, avec un Desberg qui se fait un malin plaisir de le sortir de son cadre habituel pour le balancer dans un thriller dont il est le héros un peu malgré lui. Innocente victime, coupable par intention, qui court derrière Max et pourquoi. On sait le talent de Desberg qui flirte avec un machiavélisme efficace. Pris au piège Max mais on sait aussi qu’il est le roi des rétablissements imprévus avec un Vrancken qui cadre ambiances, décors et le graphisme des personnages dont il assure l’impact.

I.R.$, Tome 22, La Résurrection des condamnés, Le Lombard, 12,45 €

I.R.$