
Dans la collection Guerres secrètes, on passe dans le domaine peu connu de la soumission chimique, manipulation à l’aide de drogues de patients divers dans le cadre d’une vaste opération mise en place par la CIA. Lavage de cerveau, et élimination des témoins, un docteur Folamour doublé de Docteur No, dans La Boutique aux horreurs, titre copié sur celui du film sans le mot petite, on va découvrir que rien ne peut arrêter la volonté d’un pays à aller vers le pire. Ni plus ni moins dans le style que ce qu’on fait les Allemands en expérimentations inhumaines pendant la guerre. Sauf que là on est aux USA au début des années 50 avec un agent de la CIA qui va vite comprendre qu’il vit un cauchemar. Philippe Richelle a lancé comme le dit Glénat une nouvelle série-concept consacrée à l’émergence des services secrets au XXe siècle. Chaque tome explore une opération menée dans l’ombre, le plus souvent au cœur conflits majeurs : Seconde Guerre mondiale, Guerre froide, après-Guerre froide ou encore conflit israélo-arabe. Avec un réalisme saisissant, cette série de polars historiques, tous auto-conclusifs, dévoile des récits passionnants et met en lumière des personnages hors normes, prêts à tout, souvent au mépris des règles. Au dessin pour la Boutique, Steven Lejeune qui assure bien la vision du contexte.

28 novembre 1953 à New York, un homme se jette dans le vide et s’écrase sur le trottoir. Un an plus tôt pendant la guerre de Corée Bill Barney se conduit en héros mais est grièvement blessé. Rentré aux USA il cherche un job et se voit proposé un poste aux archives du Pentagone. Puis un rôle de figurant dans une réception chez l’épouse du patron de la CIA, Dulles. Pendant la soirée Dulles annonce à ses collaborateurs que le Président a autorisé le projet MK-Ultra dirigé par le Docteur Gottlieb et les Docteurs Cameron et Sargant. Le but découvrir comment on peut modifier l’esprit humain, » laver le cerveau ». Barney demande à l’épouse de Dulles qu’elle intervienne auprès de son mari pour qu’il rentre à la CIA. Ce qui se passe mais comme trieur de courrier dans le Maryland. Convoqué par Gottlieb, il travaillera désormais pour lui et le médecin lui explique que le LSD est porteur d’espoir, fait à partir de l’ergot de seigle. Et lui parle du projet MK-Ultra, le contrôle mental dont il va être l’agent de liaison. Mais comment trouver des cobayes ? Simplement dans un hôpital psychiatrique, celui de Cameron. Tant pis pour l’éthique. Barney part en Allemagne avec un certain Wendt car on pense avoir trouvé une poudre capable de faire parler, avouer n’importe qui. Les tests sur des humains condamnés à la prison commencent. Pour rien et Barney trouve des corps enterrés.

Une certaine outrance dans le visuel des méchants docteurs pour bien marquer le côté horrible de ce qu’ils font. Barney va enquêter, le tout est inspiré de faits et de personnages réels. Barney est inspiré de l’agent Buckley qui était au service de Gottlieb. La CIA état dans l’état dans les années 70, du Vietnam au Guatemala, au Watergate ira loin, trop loin et la Presse américaine va mettre au jour ses actions illégales. Cet album est un exemple qui peut faire craindre que dans ce que vit l’Amérique au plus au niveau aujourd’hui des dérives du même gente puissent être possibles. Il faudrait un agent Buckley.
La Boutique aux horreurs, 64 pages, Glénat, 16 €

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