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Murmures des sous-bois, retrouver la nature

Une lente mais prenante balade au cœur de la forêt, une communion avec la nature, la faune et la beauté qui nous entoure et que l’on a oubliée de voir de plus en plus souvent, Murmures des sous-bois n’est pas une digression poétique. C’est à la fois une prise de conscience, une découverte et une potion magique pour un chagrin. Kengo Kurimoto auteur canadien a tracé, signé en 216 pages une ode à la contemplation. Dans ce format à l’italienne on pourrait laisser défiler les pages vers la gauche comme sur ces dessins animés de papier qu’on a connu enfant. Un trio dont Pepper le chien sera le maître du jeu, une forêt, des animaux, on suit avec beaucoup d’affection et d’intérêt cette invitation pleine de charme et de sérénité superbement dessinée avec de très rares dialogues.

Poppy téléphone à la main promène son chien Pepper sans vraiment se soucier de lui. Quand soudain maître renard monte le bout de son museau derrière une palissade, une grille et Pepper ne peut se retenir, part en chasse, arrache sa laisse des mains de Poppy. Qui elle aussi se lance à la poursuite du duo infernal, glisse, tombe et découvre qu’elle est en forêt, un lieu secret, inattendu. Une épave de voiture, des sous-bois, des ruines quand un jeune garçon haut perché lui montre vers où est parti le chien. Poppy court et trouve Pepper et l’adolescent en train de jouer. Il prend la laisse et rend le chien à Poppy en lui montrant qu’il regarde à la jumelles les oiseaux avant de partir. Poppy lève les yeux curieuse. Elle rentre chez elle et veut faire partager ses découvertes à sa mère endormie sur son canapé.

La promenade vaut le détour comme on dit. On a immédiatement envie de la partager, de suivre cette piste originale, reposante qui a un réalisme naturel au sens propre du terme. Le souvenir d’une grand-mère, un deuil, des fleurs dont on pourrait presque sentir les parfums, les codes des animaux et alerte aux chats, une drôle de chouette, un monde enchanté et pourtant si classique que l’on ne sait plus voir. Un très beau moment tout public mais que l’on conseille vivement aux jeunes lecteurs.

Murmures des sous-bois, Rue de Sèvres, 18 €

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