C’est Pâques et ce Jésus aux enfers tombe bien. Si on sait les conditions de sa mort sur la croix, sa mise au tombeau et sa résurrection au bout du troisième jour, il y a un trou dans son emploi du temps. Qu’a fait le Christ pendant les trois jours ? Thierry Robin a su interpréter les pistes de récits évangiles, Bible qui pourtant sont ambigus. D’ooù ce passage aux enfers pour Jésus qui va aller en prime rencontre le diable, Lucifer, l’ange maudit par son Dieu de père. La préface de Thierry Robin plante le décor, revient sur les sources et rappelle que La Descente aux enfers est fans l’évangile de Nicomède après celle de Saint-Jean. Un texte oublié que Robin a revisité de très belle et bonne manière.
La Croix, les deux larrons dont un sympa sur le Golgotha. Mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? L’orage, la pluie, le centurion et Joseph qui a eu l’autorisation de Pilate après s’être lavé les mains, un tic, de récupérer dans le charnier le corps du Christ. Avec Nicomède ils vont au tombeau, l’entoure de bandelettes . Marie est là et on ferme la porte avec une très lourde pierre. Et Jésus se réveille, revient à la vie, a une série de flash back très étonné. Ses pas dans le désert, le baptême, les miracles, les marchands du Temple et enfin la Cène, Judas, la couronne d’épines, les clous dans ses mains. Alors il bouge Jésus, il descend un escalier dans le tombeau ver le coeur de la Terre, direction les enfers. L’Eternel fait mourir, revivre. Il fait descendre au séjour des morts et il en fair remonter; Dixit Samuel. Il se retrouve devant une porte monumentale monumentale aux sculptures grimaçantes, s’annonce mais pas question qu’il entre lui annonce un démon. Vade retro Jesus. Sauf qu’il a de la ressource le Christ avec l’aide son son papa qui veut qu’il visite le coin. Boum la porte. Abaddon gardienne des enfers ne veut pas qu’il sème la pagaille. Mais il est têtu Jésus. Autour de lui tout change en permanence. Mais où est le maître des lieux ?
C’est avant tout la qualité, la force du dessin de Robin qui donne toute sa puissance évocatrice à cette invasion du Christ aux enfers scandées par des extraits des Evangiles. L’interprétation est originale, appuyée par le noir et blanv, un trait acéré, quelques rares aplats de couleur pale. La mise en scène est foisonnante, les personnages croisés sont des héros bibliques. Le Baptiste, David, Moïse, Noé, une leçon en fait d’humanité, un constat de haine qui n’a pas changé. Adam et Eve et Satan enfin parfait au dessin. Et une conclusion toujours d’actualité : l’installation du royaume des cieux sur Terre va prendre du temps. Une part philosophique, d’humour, un album étonnant et empreint de sagesse.
Jésus aux enfers, Quadrants Soleil, 23,75 €
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