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Dark Blood, piste sanglante

Rien de bien nouveau sous le sous soleil théoriquement mortel des vampires et autres créatures de la nuit. Pourtant ce Dark Blood qui ouvre le bal avec un premier album sous la plume ensanglantée d’Amélie Sarn et le dessin plus couleur de Marc Moreno surprend, ce qui est déjà un bon début. Icare vole à travers les siècles mais le beau blond aux yeux bleus est un monstre de la pire espèce, amnésique en prime. Un peu tiré par les cheveux tout cela avec des références multiples mais clairement revendiquées dès la première planche. On se laisse quand même emporter par la curiosité et ce que va devenir cet Icare mystérieux, savoir d’où il vient, qui il est, en un mot qui se cherche.

De nos jours, il égorge une prostitué en s’excusant et se nourrit de son sang. Certes, il est bien poli Icare qui peut en un instant passer du look de beau gosse à celui de terrifiante créature aux croc acérés et aux griffes mortelles. Une brune sans états d’âme, Lucia Néra, le recherche et a confié sa traque à l’une des ses créatures, Axel qui a échouée. Dommage pour lui. Au tour d’Adrian encapuchonné, il vaut mieux, de trouver Icare avec lequel il semble avoir un compte à régler. La police aimerait comprendre comment on a des lieux de crime couverts de sang et pas de cadavre. Idem pour le lieutenant Yoki de la cellule spéciale qui enquête avec pleins pouvoirs sur ces faits bizarres. Le terrible Adrian remonte la piste d’Icare et cette fois les corps sont bien au rendez-vous. Un goulu Adrian. Lucia fait appel à la célèbre Lady Blackbird envoyée par le conseil des dix car elle a un problème de fuites de capitaux mais elle lui parle aussi d’Icare. Adrian tombe sur un os et Icare se souvient d’une partie de son passé, quand il combattait contre les nazis avec les Soviétiques.

On comprend bien que Icare s’est baladé à travers les siècles et n’a pas fait dans le détail, immortel et sans pitié, avec un certain sens de la justice. Tout en dérapant. Les séquences métamorphoses sont assez efficaces et impressionnantes avec un côté gothique appuyé. Sud des USA raciste, campagne sous Napoléon, fin du XIXe siècle et grande peinture, retrouvailles au fil des siècles entre Icare et Lucia, on n’est pas au bout de la route. Bien des questions restent en suspend. Un dessin avec de belles héroïnes, le tout assez gore, fantastique à la Alien, violent. A suivre dans un second tome bien sûr.

Dark Blood, Tome 1, Icare, Delcourt, 14,95 €

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