Rien de bien nouveau sous le sous soleil théoriquement mortel des vampires et autres créatures de la nuit. Pourtant ce Dark Blood qui ouvre le bal avec un premier album sous la plume ensanglantée d’Amélie Sarn et le dessin plus couleur de Marc Moreno surprend, ce qui est déjà un bon début. Icare vole à travers les siècles mais le beau blond aux yeux bleus est un monstre de la pire espèce, amnésique en prime. Un peu tiré par les cheveux tout cela avec des références multiples mais clairement revendiquées dès la première planche. On se laisse quand même emporter par la curiosité et ce que va devenir cet Icare mystérieux, savoir d’où il vient, qui il est, en un mot qui se cherche.
On comprend bien que Icare s’est baladé à travers les siècles et n’a pas fait dans le détail, immortel et sans pitié, avec un certain sens de la justice. Tout en dérapant. Les séquences métamorphoses sont assez efficaces et impressionnantes avec un côté gothique appuyé. Sud des USA raciste, campagne sous Napoléon, fin du XIXe siècle et grande peinture, retrouvailles au fil des siècles entre Icare et Lucia, on n’est pas au bout de la route. Bien des questions restent en suspend. Un dessin avec de belles héroïnes, le tout assez gore, fantastique à la Alien, violent. A suivre dans un second tome bien sûr.
Dark Blood, Tome 1, Icare, Delcourt, 14,95 €
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