Hercule Poirot et le meurtre de Roger Ackroyd, ne pas se fier aux apparences

Il a pris sa retraite le célèbre détective belge. Hercule Poirot cultive des courges dans un trou paumé de la campagne anglaise. Hercule Poirot et le meurtre de Roger Ackroyd est un des classiques de la très chère Agatha Christie mais pas des plus simples. D’où la qualité évidente de son adaptation sur un scénario de Pascal Bresson (Robert Badinter) et avec au dessin de belle qualité, au ton parfait, Alberto Taracido. Il faut être patient, attentif, et malgré tout les évidences sont trompeuses. Et les moyens mis en oeuvre pour le meurtre très sophistiqués. Du cousu main à la Christie. Un titre parfait pour l’été.

Un narrateur qui tient un journal, on est à King’s Abbot, petit village anglais. Si on gratte en surface on tombe sur des rivalités et des jalousies terribles. James Sheppard est le médecin du coin et sa soeur Caroline une acariâtre. Il est allé constater le décès de  Madame Ashley Ferrars dont le mari est mort un an avant. Caroline est sûre qu’elle l’avait empoisonnée. Suicide au Véronal et Caroline a appris la nouvelle par le laitier. Une mort due au remord peut-être. Ou enquête pour un crime ? Madame Ferrars était propriétaire de King’s Paddock, Fernly Pack est à Roger Ackroyd qui a fait fortune en fabricant des roues de voiture. Il a épousé Madame Paton, veuve alcoolique, qui un fils Ralph. Elle en est morte. Ralph a 25 ans et fait parler de lui. Avec qui Ackroyd allait pouvoir se marier. Rencontre du médecin avec Ackroyd qui semble inquiet et lui donne rendez-vous le soir pour diner. Miss Russell se prend pour une détective ce qui agace le médecin. Ils ont pour voisin un homme qui parle à ses courgettes que le docteur va voir. Et qui lui pose de nombreuses questions sur le voisinage tout en voulant garder son incognito. Poirot, c’est lui, a connu Ackroyd à Londres.

Alambiqué mais génial, un montage des plus savants, des plus tortueux où les fausses pistes se multiplient, les indices peuvent être trompeurs. Agatha Christie a l’art et la manière. Intrigues subtiles qui mine de rien baladent le lecteur. Des personnages qui on tous un rôle à jouer. Le major Blunt, Miss Flora, un maître-chanteur, un héritage, un majordome et bien sûr le meurtre de Roger Ackroyd. Pourquoi et qui ? Un cambriolage ? L’inspecteur Davis va venir épauler Poirot ou en fait le contraire. Rien n’est joué jusqu’à la dernière image lors de confrontation finale classique.

Hercule Poirot et le meurtre de Roger Ackroyd, 64 pages, Paquet, 16,90 €

 

 

Votez !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*