Asaf Hanuka est l’auteur brillant de K.O. à Tel Aviv. Nominé il sera à Angoulême cette année. Avec son frère, Tomer, et au scénario Boaz Lavie, il signe Le Divin, histoire forte, ancrée à la fois dans une actualité réaliste et un fantastique maîtrisé. Ses héros sont des enfants qui ont perdu leurs rêves et se battent pour les retrouver. La BD israélienne a bien du talent.
On peut lire Le Divin à plusieurs niveaux. C’est un roman d’aventures avec une grosse pointe de magie et de fantastique, de science-fiction. C’est aussi la défense de mondes perdus sauvés par une enfance à la Peter Pan. Enfin, Le Divin est surtout une dénonciation de la prise en otage de l’enfance par la folie des adultes. Une photo d’enfants-soldats Karen est à l’origine des deux personnages principaux. On peut aussi y voir le pouvoir des états rappelés à l’ordre par une nature qui se révolte. Au final, un album dont on guette les péripéties et les rebondissements en prenant fait et cause pour ses jeunes héros. Le duo Hanuka est très efficace sur un dessin suggestif et percutant.
A noter qu’à la Médiathèque Edmond de Rothschild à Paris, avec la participation de Boaz Lavie, scénariste et une conférence introductive de Didier Pasamonik, une soirée animée par Jean-Claude Kuperminc aura lieu sur la BD israélienne le 28 janvier à 20h. A la veille de leur passage au 41e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême, des auteurs israéliens présenteront leurs dernières productions :
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