Albums

Une année sans Cthulhu, diabolique cousu main

Souvenirs de l’Empire de l’atome, puis L’Été Diabolik, le tandem Smolderen-Clérisse récidive cette fois en mettant en scène un album qui tourne autour d’un grand classique des années 80, le jeu de rôle. Dans Une année sans Cthulhu, ils revisitent le sujet, le muscle, le dramatise en jouant toujours sur des allers-retours, des flashbacks, surfent sur les codes de l’époque, les références comme à leur habitude. Un style et une marque de fabrique pour la narration de Thierry Smolderen et la légèreté très typée du trait d’Alexandre Clérisse issu de l’animation des années 60, qui pourtant peut rapidement amener à une angoisse prégnante. Les couleurs sont là aussi pour agir sur le mental du lecteur. Une chronique avec du retard mais qui tombe à pic en cette période de Fêtes pour faire de cet album un cadeau.

Des copains qui jouent à L’Appel de Cthulhu, un jeu de rôle qui rend fou. Ils sont à Auln-sur-Arcq. Le meneur de jeu c’est Samuel. En face, il y a un des Lagouache qui se fait éliminer, mais les trois survivants pénètrent dans le cinéma sordide où se joue Charlot Baron Samedi de Chaplin. Des zombies se jettent sur Marie et ses copains dont Henri qui fuient par le cimetière. La mère d’Oriane, maire du village, a des comptes à régler avec la bande. Oriane revient au lycée. Elle a été le souffre-douleur des joueurs. Style Carrie le retour. Il manque un œil à Oriane. Arrive dans la classe Mélusine qui vient de Beyrouth et qui parle d’une cité engloutie. Elle porte un curieux pendentif qui intrigue Oriane. Autre retour qui intrigue Samuel, celui de Dani, parti depuis quatre ans et fâché avec lui. Samuel tente de convaincre Mélusine de jouer à son jeu. La jeune fille cache bien des secrets.

Dérapage, meurtres, qui est le coupable ? Jeu ou réalité, qui manipule qui ? Et si un dieu diabolique avait pris possession des lieux et des êtres ? Talisman, on suit la piste, on se perd, on retrouve le chemin. Dans tous les sens du terme. Finement joué par le duo qui balade le lecteur, fait du Hitchcock , ajoute une dose de fantastique mythologique et des épreuves qui collent avec cette passion du jeu avant qu’il ne devienne vidéo et élaboré. Sorcière, polar sanglant, un juge perspicace, une chambre secrète, épilogue et surprise. Du haut de gamme tricoté main.

Une année sans Cthulhu, Dargaud, 21 €

Partager

Articles récents

Des Cerisiers à Flora et à l’excellent Pousse trois titres Jeunesse

On regroupe tant les sorties sont nombreuses, des débuts de séries, des tomes 1,  des…

26 octobre 2026

Des suites en BD pour des séries à Noël

Les Fêtes de Noël approchent et donc autant prévoir de se faire plaisir avec des…

26 octobre 2026

Thanksgiving, toujours de la dinde au menu

La traditionnelle fête US de Thanksgiving où on sacrifie des tonnes de dindes en en…

25 octobre 2026

Samir, un petit garçon victime innocente

Un petit garçon victime et témoin innocent dans un camp de réfugiés, Samir est signé…

25 octobre 2026

Un doublé pour le Chat qui déambule et s’expose à Vic-sur-Seille jusqu’au printemps 2027

On le suit à la trace le Chat, vieil ami ainsi que son papa Philippe…

24 octobre 2026

Rapologie à Montpellier Cachin et Gaston salle Victoire 2 le 30 octobre 2026

D'où vient le Rap français  qui n'a pas été au départ une musique avec lame…

24 octobre 2026