Un album qui sera toujours malheureusement d’actualité. Un pays en envahit un autre, sans prévenir, annexion territoriale. Guerre c’est quand même à l’Ukraine que l’on pense, à la Russie, et des populations qui tentent de survivre. Eoin Colfer, Andrew Donkin au scénario, Giovanni Rigano au dessin ont finalement décrit une situation qui perdure depuis des siècles mais leur jeune héroïne Kat doit se débrouiller dans un environnement qu’elle connait mais seule. Berlin, Beyrouth et beaucoup d’autres, ont eu des Kat. La guerre contre des enfants. Magistral.
Une ville illuminée par des feux d’artifice, vide. L’actualité est tendue. Kat tague. Jamais le pays voisin ne passera la frontière pense la population. Katrina dite Kat a une petite soeur Deena. Et aussi Monsieur Hirsch. Kat rentre chez elle. Ses parents parlent de partir. Les chars ennemis sont dans la ville. Ses parents sortent, Kat garde Deena. Son père va voir son ami Ulrich journaliste. Les restrictions commencent avec ses queues devant les épiceries. Dans un véhicule blindé, Adam et Stav attendent l’ordre d’attaquer. Libérer leurs voisins, on leur a dit aux soldats. Le premier obus tombe sur la maison voisine. La famille se réfugie dans le métro. Leur chat s’échappe mais Stez le retrouve. Il tague aussi et a les clés du service d’entretien du métro. Il peut aller où il veut. Deena rentre chez elle. Adam regrette sa ferme. Il a été envoyé d’office au front à cause d’un problème politique. Deena se réfugie dans la lecture. Sa copine Maria est partie en France avec ses parents. Marchée noir. L’armée adverse rafle les journalistes dont Ulrich. Ils fuient en bus mais on arrête son père. Deena ne part pas avec sa mère. Elle doit sauver son père.
La suite c’est une couses éperdue dans une ville occupée. Adam et Deena sont chacun représentant d’un des belligérants. Sauf qu’il y a le méchant mais qui peut avoir en son sein des gentils. La documentation est parfaite. Comme dans Seules dans Berlin. Tout est inspiré de la réalité. Kat est une enfant séparée de sa famille, on l’a vu souvent pour nous Français pendant la Débâcle en 40 et ailleurs. Les réfugiés arrivent dans les pays qui les accueillent ou clandestinement. Pas le choix devant la mort ou l’esclavage. En ce sens Guerre ne raconte pas une histoire mais l’Histoire, la nôtre. Le dessin est clair, net et facile à intégrer.
Guerre, 126 pages, Editions Robinson, 19,99 €
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