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Buck Danny, La Nuit du spectre, retour aux fondamentaux avec Formosa et Zumbiehl

On était resté sur un Cobra Noir assez moyen qui marquait le retour de Buck Danny après l’arrêt de la série par Francis Bergèse. Gil Formosa a remplacé Francis Winis au dessin et Fred Zumbiehl a conservé le scénario de cette série mythique. On est revenu, sans doute possible, avec ce tome 54, La Nuit du Spectre, aux fondamentaux aussi bien pour le trait que pour l’ambiance générale de l’histoire. Danny, Tumbler et Tuckson sont très « Bergèsien » et Lady X a été revisitée par Angelina Jolie. Le tout sur fond de rivalité sino-japonaise avec les USA en arbitre qui vont devenir la cible des terribles méchants nationalistes nippons qui ont un compte à régler avec eux depuis 1945.

Quand un avion de surveillance japonais est abattu sans sommation par un Stealth furtif c’est la Chine que l’on montre du doigt, rivale du Japon pour la possession des îles Senlaku. Sauf que le Stealth TX-60 Spectre a été mis au point par des industriels japonais qui aimeraient effacer la honte de la capitulation de 1945. Les USA envoie le porte-avions Reagan en mission au Japon histoire d’éviter l’embrasement de la région. Danny, Tumbler et Tuckson sont à bord mais, depuis qu’il a cassé le bras de l’amiral, le Texan pilote, puni, un drone de combat. Ce qui bien sûr va se révéler capital pour la suite de l’histoire. Et puis il y a Lady X, brune aux yeux verts, coulée dans une combinaison latex à fleur de peau et pilote du fameux Spectre furtif qui, en prime, tire des missiles vers l’arrière. Danny pourra-t-il avec l’aide de ses copains et d’une belle japonaise agent des services secrets vaincre Lady X et ses commanditaires, sauver une fois de plus la paix dans le monde ? On le saura dans la suite de ce premier tome, Defcon One.

Allez, il y aura toujours les puristes pour pinailler sur un détail ou l’autre. Mais cette fois on a du Danny pur et dur, avec les repères connus, la technicité, les dialogues (parfois un peu envahissants), les scènes de combats nocturnes, le côté clown de Tuckson, une partie de l’action à terre. Lady X est bien là, la diablesse. Formosa assure incontestablement mais devrait un peu enlever du noir dans ses scènes nocturnes. Il ne manque pas une pression aux combinaisons ou blousons de vol, les « zincs » sont parfaits. On colle à l’actualité. Et même que le dernier 007 a aussi Spectre dans le titre, c’est dire. Bon vol Danny en attendant le prochain « Classic » avec Arroyo en début d’année et puis, pourquoi pas, un nouveau décollage de Francis Bergèse avec Buck ? Allez savoir.

Buck Danny, Tome 54, La nuit du spectre, Dupuis, 12 €

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