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La Venin T3, mystère et surprises

Elle poursuit sa route et sa vengeance, La Venin, ou Emily selon qui en parle. Un western début XXe siècle qui tient toutes ses promesses depuis le premier tome. Laurent Astier en a fait une héroïne qui sait avoir des sentiments et défendre les plus humbles tout en pouvant être impitoyable, d’une rare violence. Elle va devenir institutrice, provisoire, car elle a du monde aux trousses qui aimerait bien en finir avec le danger qu’elle représente à plus d’un titre après deux meurtres. On va progresser dans l’intrigue grâce aux flashbacks qu’Astier sait judicieusement glisser dans ses pages. L’ange gardien indien d’Emily est toujours là bien sûr.

Alabama septembre 1900, Emily et la jeune Claire vont aider à coups de Colt un couple de Noirs agressé par le Klu Klux Klan mais ne peuvent éviter la mort du mari. Son épouse Susan, va les suivre avec le peu qui lui reste dont une guitare. Emily s’est faite des ennemis supplémentaires. Elle se souvient de sa jeunesse chez sa tante. Alors que les agents de Pinkerton, un sergent de la Cavalerie, sont sur sa piste, ils sont rejoints par un notable, président du Sénat, blessé, qui accuse Emily d’avoir attaqué ses hommes. Emily arrive dans un village où le pétrole est roi et où elle a accepté un poste d’institutrice. C’est un certain Drake qui est le patron du coin. Et ses ouvriers sont au bout du rouleau, exténués. Drake sait très bien pourquoi Emily est là et qui est visé.

Amusant que Astier est pris le nom de Drake pour son méchant roi du pétrole car il y a eu un vrai Drake pétrolier précurseur que l’on découvre dans L’Ombre des derricks avec Lucky Luke paru en 1962. Emily, c’est le fugitif version féminine. Dans ce tome 3, le suspense à la fois se renforce et s’éclaire. Un paradoxe bien mené par Astier. Elle a une fâcheuse tendance à péter les boulons et flanque la trouille même à ses amis. Un cas mais le mystère commence à se dissiper avec deux surprises familiales. Direction New York pour en savoir plus.

La Venin, Tome 3, Entrailles, Rue de Sèvres, 15 €

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