Empires T3, odyssée sauvage et vengeresse

Une série qui en est à son troisième épisode, chacun peut se lire seul. Empires (univers crée par Nicolas Jarry et J-L. Istin) cette fois dans la Compagnie de la Croix blanche embarque son héros, Arun, dans un univers de dark fantasy très accentué. Pas de répit et des drames en série sur fond à la fois d’ambiance moyenâgeuse nordique, de fantastique, de cape et d’épée. Nicolas Jarry (M.A.D. avec Legrain) est au scénario très grande aventure, le destin d’un homme qui ne découvrira que tard sa vérité, Marco Pelliccia (Skull and Bones avec Jarry) au dessin. Efficace, sans temps mort, dessin bien cerné, parfaitement distrayant même si assez classique sur la forme.

Une famille paisible, deux frères Lorio et le narrateur Arun, un soeur Lorna, père et mère plus Orym un ancien Libre-lame recyclé qui va servir d’entraîneur au combat. Le père veut la paix et ne souhaite pas que ses fils deviennent des Libres-lames. Arun ne sait pas encore ce qu’il fera. Un soir quand il revient avec son frère d’une ferme il trouve leur grange en feu, Lorna morte et une sorte de spectre le transperce de son épée. Il s’en sort, Orym se remet. Lorio ne veut pas entendre Arun parler de vengeance qui veut retrouver l’homme qui l’a blessé et tué les siens. Il s’enfuit et finalement son frère ainé le suit. Il tombe sur un charnier de miliciens et d’un personnage de haut rang tués par un Dvör, créature monstrueuse. Ils trouvent un cheval, échappe à un autre Dvör, se font dépouiller dans un village et vont passer des années dans une communauté d’orphelins. Voyages ensuite pour un exil interminable et un stage de combat à l’épée chez un forgeron.

On dira que le début traîne quand même un peu avant de passer aux choses sérieuses et que les deux frères se mettent dans la panade. On a vite compris que c’est la Compagnie de la Croix blanche qui sera le but, l’enjeu de cette saga aux très nombreuses péripéties et rebondissements. Quel avenir pour Arun poursuivi par son passé ?

Empires T3, La Compagnie de la Croix blanche, 56 pages,  Editions Oxymore, 16,50 €

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