Des Amazones sans pitié

Un diptyque pour ces aventures au milieu du XIXe siècle pendant la guerre de Crimée, une épopée assez inutile dans laquelle Français, Anglais et Russes s’embarquent pour le contrôle de l’accès à la Méditerranée par la Mer Noire. Autant dire que tout le monde a oublié. Et pourtant cela donne une histoire atypique dont le héros est un officier anglais chef d’une patrouille d’éclaireurs.

Lancé aux trousses d’une jeune femme qui a assassiné un colonel, le lieutenant Parker sera pris au piège par des amazones dont lui et ses hommes vont devenir les esclaves. En fait c’est la description de tout le processus d’adaptation d’un homme dont l’éducation refuse ce qui lui arrive et qui pourtant l’obligera à composer.

Clarke est au scénario de ces deux albums dont les couvertures, astucieusement, forment mises côte à côte une seule image. Un dessin ligne claire sans chichis inutiles de Borecki pour une saga à la fois d’action mais surtout psychologique d’un homme perdu dans un univers qui le dépasse.

Les Amazones, Tomes 1 et 2, Treize Étrange, Glénat, 13,90 € chaque album