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Le Combat des Justes, six récits de résistance et de courage

Ils ont sauvé des Juifs pendant la seconde guerre mondiale, ils ne pouvaient accepter ni les lois scélérates du gouvernement de Vichy, ni les rafles, la déportation, les arrestations des femmes, des enfants de France ou d’ailleurs dont le seul crime aux yeux de fous furieux sanguinaires étaient d’être de confession israélite. Ils étaient Français et en reconnaissance de leur courage, ils ont été reconnus par Israël Justes parmi les Nations. C’est l’histoire de quelques uns d’entre-eux que raconte cet album, Le Combat des Justes (Delcourt).

En six récits signés par Chloé Cruchaudet, Thierry Chavant, Alberto Pagliaro, Hervé Duphot, Lionel Marty et Aude Soleilhac sur un scénario à chaque fois écrit par Philippe Thirault, le souvenir de héros anonymes sort de l’ombre. A Moissac 500 enfants juifs seront sauvés grâce à un couple d’éclaireurs israélites et la complicité totale de tous les habitants du village. Près de Lyon à Venissieux c’est l’abbé Glasberg qui fera libérer 168 personnes du camp d’internement. Sa devise, à cœur vaillant rien d’impossible. Il y eut aussi un consul du Portugal à Bordeaux, De Sousa Mendes qui accepta de signer tous les visas possibles pour que des milliers de persécutés par les nazis puissent passer en Espagne, rejoindre le Portugal et embarquer vers des pays alliés contre l’Allemagne. Mendes refusa d’obéir aux ordres et continua à signer des visas.

Félix Chevrier accueillit 80 jeunes réfugiés juifs dans le centre de la France. Le Pasteur Trocmé, dans le Gard, au Chambon-sur-Lignon a été aidé par tout le village et les bourgs voisins pour sauver tous les Juifs qui venaient se réfugier en Cévennes. C’est le village qui sera déclaré Juste parmi les nations. Enfin, dernier exemple à découvrir, est celui d’une religieuse, Mère Francia. Dans son couvent elle protégera et refusera de livrer les enfants dont elle avait la garde.

Personne n’avait demandé à ces Justes de devenir des résistants. A leurs risques et périls, ils l’ont fait parce que leur conscience et l’amour de leurs prochains leur dictait de le faire. Ils ne pouvaient accepter l’indifférence ou la lâcheté, la souffrance. Ils ont caché des milliers d’enfants juifs, les sauvant de la mort. En France, sur 11 400 enfants déportés, 200 sont revenus. Un dossier très documenté et rédigé avec simplicité sur la Shoah des enfants termine cet album qu’il faut lire pour ne pas oublier et surtout même si cela semble impossible que cela ne puisse jamais se reproduire.

Le Combat des Justes, six récits de résistance, Delcourt, 15,95 €

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