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Witch Club, la suite inédite de Sac à diable

Elle n’est pas très douée en sorcellerie Norah et sa tante en plus, reine du Witch Club a disparu des radars. On a peut-être voulu l’empêcher de lancer un sort révolutionnaire. Norah va tout faire pour la retrouver et avoir un allié inattendu, le diable en personne. Enfin presque. Il y a le dessin de Sandra Cardona vif, percutant, qui joue un rôle important dans ce récit de Cédric Mayen qui propose un drôle de duo dans un univers fantastique bien trouvé. Witch Club constitue une incursion intéressante dans le monde des sorcières avec une apprentie qui va devoir faire acte de courage mais aussi d’ingéniosité. Cet album rassemble l’édition intégrale de Sac à diable traité en 2021 et dont la seconde partie est inédite.

Un sort unique, sans précédent pour faire entrer la magie dans une nouvelle ère, La Bruja joue gros devant les sorcières du Witch Club qui sont contre. Elle part chercher sa nièce à l’école des sorcières. Norah n’est pas la plus en avance mais elle lui confie une clé magique car elle va partir. Dans sa maison au cœur de la forêt La Bruja met au point son sort avec son Golem et son Ginko. Sang de démon et une plume d’ange, le sort est prêt mais en rentrant sur son balai La Bruja fait une rencontre aérienne. Chez elle Barbouillard son démon familier fait pour s’amuser une invocation diabolique dans sept cercles que Norah, qui déboule chez sa tante, brise. Elle n’a pas vu Barbouillard invoquer le diable mais avoir rompu l’invocation a eu des effets réducteurs. Le diable n’est pour rien dans la disparition de La Bruja mais dans l’affaire est devenu un peu cul de jatte. Et il va falloir faire quelque chose.

Norah est une âme simple. Pas compliquée, elle ne veut que retrouver sa tante et le diable ses sabots. Comme c’est lui qui a introduit la magie sur Terre, il en connait un bout. Donnant donnant, en diable efficace il propose son aide et se glisse dans le sac à dos de Norah pour un périple qui va valoir le détour. Babysitting de démon mineur car ils ont embarqué Barbouillard et d’apprentie sorcière, il a de l’humour Lucifer qui s’est en plus transformé en renard. On adore ce couple improbable. Bien écrit, bourre de rebondissements et de démons infernaux, les recherches ne vont pas être simples, ni sans conséquences futures. C’est enlevé, drôle et on adhère dès le départ. Très sympa pour tout public.

Witch Club, Dargaud, 15 €

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