Pirates un jour, c’est pour toujours. En particulier en BD. Ils envahissent les pages des albums. De quoi donner des regrets à Barbe-Rouge. On passe sur Long John Silver, Black Beard, La (récente) République du crâne, Raven, on en oublie sûrement. Donc on a rassemblé deux nouveaux titres maritimes et de pirates, avec même du boucanier zombi. Bon, on avait eu dans le genre Les Pirates des Caraïbes. Donc, Capitaine Vaudou et Pitcairn voguent de concert, le dernier sur la très renommée Bounty. Allez, on hisse les voiles Santiano.
On ne se lasse pas des morts-vivants. Dans Capitaine Vaudou de Jean-Pierre Pécau, Darko Perovic, couverture d’Ugo Pinson, on part à bord des bateaux qui font la traite des esclaves. Mais attention ils ont des pouvoirs occultes. Le Caliban a disparu et c’est un mystère diabolique. Cormac est irlandais prisonnier à bord d’un vaisseau négrier qui a fait le plein d’esclaves. Mais un bateau pirate l’aborde. Les prisonniers se révoltent et lancent des incantations mortelles grâce à Lime Ba Yo. Le vaudou est appelé à l’aide. Le frère de Cormac, Angus est tué. C’est le capitaine pirate Donatien sur La Souris qui libère les captifs. Cormac a été investi par un démon et ne veux pas qu’on immerge son frère. Direction San Andreas après avoir enterré Angus sur une île maudite. La part de fantastique vient épauler le scénario. Capitaine Baron Mort Lente, des zombies marins, on est dans un monde de pirates revisité. On aime ou pas. L’histoire se tient grosso modo, le dessin aussi mais bon c’est moyen.
Capitaine Vaudou, Tome 1, Baron Mort Lente, Delcourt, 15,50 €
Avec Pitcairn, on repart sur les traces de La Bounty, de Fletcher Christian et l’avenir mouvementé des mutins (lire aussi William Bligh de Le Hénanff). C’est sa fille qui raconte l’odyssée du navire après la célèbre mutinerie. 1789 aux Tonga, l’équipage de La Bounty met dans un canot le capitaine Bligh et quelques fidèles. Mais où peut aller désormais un navire avec des mutins pourchassés, des pirates ? Direction Tahiti et ensuite trouver une île déserte pour y vivre. Ce qui ne sera pas du goût des indigènes et de certains marins. Il faudra palabrer, faire des cadeaux ou se battre. Il y aura aussi les femmes, l’amour, des couples qui se forment. Et aucun espoir de retour vers la civilisation et la pendaison. Menalee le tahitien et Fletcher sont amis. Il faut qu’ils trouvent le paradis. On a cette fois une histoire vraie sur le fond et bien mise en scène sur un dessin parfois un peu faible. Ce tome 1, Terre promise, met en place la démarche, les dangers. On assiste à la confrontation de deux mondes pas vraiment faits pour se mélanger. Mark Eacersall, Sébastien Laurier et Gyula Németh au dessin.
Pitcairn, L’île des Révoltés du Bounty, Tome 1, Terre promise, Glénat, 14,95 €
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