Nathalie Sergeff, après Hyver 1709 avec Philippe Xavier est au scénario de ce thriller sans concession. Vértigo se passe au Guatemala dans le milieu des gangs. Des gamins tatoués cèdent à une violence sans limites et peu nombreux sont ceux qui s’en sortent. C’est pourtant à une rédemption à laquelle Bufi au dessin et Nathalie Sergeef nous invitent mais au prix du sang. Samuel Santos aura payé cher son évasion d’un milieu qui l’aurait détruit peut-être encore plus que la dette qu’il a contactée pour s’en sortir.
Un excellent suspense au dénouement imprévisible et bien amené par Nathalie Sergeef. Un univers d’une rare violence, noir et machiavélique dans l’horreur parfaitement rendu aussi par le dessin de Bufi qui en souligne tous les détails. Un album atypique, un one-shot maîtrisé qui ne tire pas à la ligne et s’impose de la première à la dernière case. Un cahier graphique conclue l’ouvrage avec entre autres divers projets de couverture.
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