Vértigo, un thriller sans concession

Nathalie Sergeff, après Hyver 1709 avec Philippe Xavier est au scénario de ce thriller sans concession. Vértigo se passe au Guatemala dans le milieu des gangs. Des gamins tatoués cèdent à une violence sans limites et peu nombreux sont ceux qui s’en sortent. C’est pourtant à une rédemption à laquelle Bufi au dessin et Nathalie Sergeef nous invitent mais au prix du sang. Samuel Santos aura payé cher son évasion d’un milieu qui l’aurait détruit peut-être encore plus que la dette qu’il a contactée pour s’en sortir.

VértigoUn petit voyou membre d’un gang tue son père.  L’avocat Santos qui n’hésite pas à faire  tomber des trafiquants hauts placés passe des deals dont entre autres la libération d’un jeune garçon pour que son père témoigne dans une affaire d’état. Santos est contraint de quitter le cabinet dans lequel il travaille à Caracas.Il retrouve la trace de celui qui l’a enrôlé dans son gang autrefois, Deus. C’est lui que son fils Seis a tué. Santos va accepter de le défendre même si Seis ne veut pas d’avocat. Samuel Santos se souvient des épreuves qu’il a enduré jeune pour faire partie du gang. Pour arriver à convaincre Seis de lui dire la vérité il se fait enfermer avec lui en prison où survivre est un art dangereux. Samuel va dire à Seis la vérité sur ses origines.

Un excellent suspense au dénouement imprévisible et bien amené par Nathalie Sergeef. Un univers d’une rare violence, noir et machiavélique dans l’horreur parfaitement rendu aussi par le dessin de Bufi qui en souligne tous les détails. Un album atypique, un one-shot maîtrisé qui ne tire pas à la ligne et s’impose de la première à la dernière case. Un cahier graphique conclue l’ouvrage avec entre autres divers projets de couverture.

Vértigo, Le Lombard, 14,99 €

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