Ennemis T2, baboum

La guerre de Sécession a cessé, c’est sûr. Mais pas en BD. Une phrase d’un sketch à l’époque (lointaine mais déjà télévisuelle) devenue culte du duo d’humoristes Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Dans Ennemis, les Sudistes et les Nordistes se tuent à tour de baïonnette. Dans le tome 1 on avait suivi la patrouille dirigée par le lieutenant Kane, composée de cas douteux vêtus de bleu lancée à la poursuite d’un commando de rebelles dirigés par Jeb Stuart. Y’aurait-il en plus un traître dans le peloton nordiste ? Kid Toussaint au scénario et Tristan Josse se sont fait plaisir et le tome 2 reprend les images de grands classiques du western quand le plomb se met à voler dans la rue principale du patelin. Avec en prime les origines dévoilées de la horde sauvage.

Ennemis

Jonathan Kane le chef, Reilly, Noto sourd, costaud mais belle voix, Vitaly qui fait boum, Joshua le gamin tambour, Livingstone mais pas le goéland et Parker ancien esclave passé au Nord, une belle brochette de cas sociaux chasse Jeb Stuart. Mais à cheval on peur passer sa vie en revue. Noto est devenu sourd à cause d’une bombe qui a détruit l’opéra où il chantait, le maestro. De quoi s’engager et boire gratuit pour oublier. Parker l’ex-esclave a un cadavre dans le placard et est reconnu. Le petit tambour qui a été accusé d’envoyer en morse avec ses baguettes des messages aux Sudistes les hait. Alors pourquoi aurait-il trahi ?

Ennemis

Des questions et des réponses il va y en avoir pour tout ce petit monde qui va trucider ou se faire dégommer à tour de bras. Avec des surprises et des rapprochements à la clé. L’histoire se tient bien avec, on l’a dit, des scènes très proches par exemple de la fin des Sept mercenaires ou d’Il était une fois la Révolution. Des histoires aussi de destins croisés, de mission de la dernière chance, de colonels tordus, enfin un peu de tout. Un diptyque bien cadencé.

Ennemis, Tome 2, Blanc, Grand Angle, 14,50 €

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