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How I live now, sur les sentiers de la guerre

Une adaptation est un exercice périlleux. C’est Meg Rosoff qui a signé le roman How I live now, les errances d’une jeune américaine en Angleterre pendant une guerre contemporaine (et mondiale) assez mal définie. Quels sont les ennemis, venus d’où et pourquoi ?  Une adolescente qui découvre aussi bien l’amour que la mort, la perte de l’être cher, le refus de céder au désespoir, le tout dans un environnement qui peu à peu se délite. Lylian (La Moïra)  a donc écrit le scénario de cette BD à forte pagination dessinée par Christine Circosta. On reste non pas rêveur mais un peu perdu parfois car le cadre aurait pu être resserré gagnant en efficacité. Un film en a aussi été adapté, Maintenant c’est ma vie pour la traduction française en 2014.

Elisabeth qui se fait appeler Daisy part en Angleterre. Son père, avec lequel elle ne s’entend pas, redoute que les USA soit le terrain des débuts de la troisième guerre mondiale. Daisy qui a 15 ans va chez sa tante et c’est son cousin Edmond qui la récupère à l’aéroport. Déjanté mais sympa, Edmond l’amène rejoindre Tante Peen, son frère jumeau Isaac, Osbert l’ainé et la petite dernière Piper. Ils vivent dans un cottage en pleine campagne au milieu des fleurs et des animaux. Daisy prend ses marques mais elle part à Oslo travailler et laisse la tribu qui va devoir se débrouiller. Daisy  sympathise avec Piper et pense à sa mère morte à sa naissance. Ce dont elle ne se remet pas. Peu à peu la situation se complique car la guerre s’étend à de nombreux pays. Les restrictions commencent.

Tout s’enchaîne assez vite et on a une vision de ce qu’a dû être la seconde guerre mondiale en Angleterre, invasion en moins, avec les séparations des familles pour mettre les enfants de Londres à l’abri. Mais par qui ? Daisy sera amoureuse et rejointe par la guerre avec ses cousins. Dès lors on passe dans le drame cruel, séparation des filles et des garçons, mort violente, combats. Mais Daisy qui finalement avait trouvé une vraie famille ne va pas accepter et tout faire pour la reconstituer. Finalement le duo Daisy, Piper est celui de la tendresse malgré les massacres. Est-ce que la vie pourra reprendre malgré tout ? Émouvant c’est vrai, déroutant parfois mais bien arrimé sur la disparité des sentiments humains, leur difficile gestion dans des circonstances aussi déroutantes que la guerre.

How I live now, Glénat, 19,50 €

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