La Nacha, pas folle la guèpe

Une méchante de plus dans la galerie assez fermée des personnages de ce genre. Un modèle du genre La Nacha de Philippe Richelle et Jorge Miguel. Allez savoir pourquoi on pense à Vallès pour le dessin. Une série qui a du souffle et qui reprend en s’en inspirant librement le parcours de la pionnière du narcotrafic sur le continent américain. Très bien ficelé et on croit à cette Naccha mexicaine implacable qui cache son jeu.

Dans les années 1929 à Ciudad Juarez, un pharmacien se fait braquer, embarquer sa morphine par deux types qui travaillent pour Pableto. Peu de temps on se trucide dans les rues, mieux vaut ne pas y vendre de morphine. Le réseau de Pableto y passe. Monsieur Hing a une fumerie d’opium avec son fils Chang. Pableto et son copain y débarquent et comprend que la concurrence est de haut niveau, dangereuse. Ignacia sa femme l’empêche de lui régler son compte, sa fille Anita intervient aussi. Ignacia est proche du curé et voudrait que les gamins trafiquants abattus aient des obsèques. Mais c’est cher. Elle payera. Son fils Joselito a été maltraité à l’école et elle va voir son prof qui la méprise ouvertement. Pableto et ses hommes mettent au point une riposte avec de faux papiers de flic et ouvrent le feu dans le restaurant de Hing. Au passage ils vident son coffre. Ils lui promettent la vie sauve. Erreur d’appréciation pour Hing.

Ignacia arrive dans le débat mine de rien. Elle impose à son homme de baisser la voilure. On est dans un milieu pourri à souhait flics en tête bien sûr. Qui apprécient que les truands se dévorent entre eux. Manipulations, le couple de malfaisants joue sur tous les tableaux. Richelle signe une série classique mais de bonne facture. La Nacha tire les ficelles d’une machination tortueuse et sans pitié. Capable de tout, pire encore si son Joselito est concerné. Du chaud bien mis en scène avec de la rumba dans l’air car le fric attire du monde. Jorge Miguel assure cette balade sanglante où la vengeance sera inévitable.

La Nacha T1, La reine du crime, Glénat, 16 €

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