
Elle aura été une icône des grances émissions télévisées des années 60 eè 70, avec sa gouaille, sa gentillesse, sa bonne humeur et des tubes qui étaient repris en coeur. Annie Cordy, en fait Léonia Juliana Cooreman, dite Annie Cordy, est née le 16 juin 1928 à Laeken et nous a quitté le 4 septembre 2020 à Vallauris. Avec Nini Cordy 1949 on la retrouve jeune belge au début de sa carrière qui va partir rapidement en flêche sur la scènes des plus grands musi-hall. Mais il y aura aussi tout une part romancée sur fond de polar et d’après-guerre dans cet album joyeux de Bernard Swysen au scénario, Christophe Alvès au dessin et Drac à la couleur. Un bel esprit d’optimisme quoiqu’il arrive, c’était aussi ça Annie Cordy.

Un homme fuit et se cache dans un cabaret poursuivi par deux tueurs. Il veut laisser un indice à la seule en qui il a confiance, Nini Cordy chanteuse de music-hall. Mais il est abattu. L’homme, Serguei, était trompettiste, dissident russe dans l’orchestre de Jean Omer. Nini le connaissait un peu. Le show reprend mais un décor s’effondre et Nini trouve une lettre à son nom, une feuille de partition qui aurait été laissée par Serguei. Le matin chez elle en famille elle apprend de sa mère qu’elle a dû se défendre contre deux hommes qui fouillaient la maison. Ils ont fui. Nini cherche une appartement ce qui ne plait pas à sa mère. Elle chante depuis son enfance et dans les hôpitaux. Léone Cooreman devient Nini Cordy. Son fiancé est dompteur de fauves dans un cirque. Dans la rue elle se sent suivie par deux hommes et tente une diversion. Elle se souvient de la guerre quand elle chantait pour les soldats belges. Et participe au spectacle des Blue Bells Girls, vedettes de l’époque. Dans la salle elle reconnait ses deux suiveurs.

On retrouve aussi les Peter Sisters en plus des Blue Bells, un environnement très années 50, celles des Platters et d’Only you. Annie va jouer la détective et arriver à déchiffrer la partition. Espionnage et musique se mélangent avec un sujet inédit. Maurice Chevalier fait un passage, la bonne du curé fait des débuts remarqués. Annie Cordy avait un don certain pour jouer tous les personnages. On ne dévoile pas le coeur même de l’intrigue. Une fois de plus les éditions Anspach ont fait mouche dans la bonne humeur, la reconstitution de Bruxelles et la comédie policière bien menée.
Nini Cordy 1949, 56 pages, Anspach, 16,5 €

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