Une aventure d’enfance, des souvenirs qu’il fait bon à l’âge adulte de se souvenir, ceux des vacances, de la famille et des secrets que l’on gardera au fond du coeur toute sa vie. Avec Si je t’écris, Vincent Zabus au scénario, et Denis Bodart (Green Manor) au dessin signe une balade émouvante, celle de Louis désormais père de famille. Quand il avait dix ans à la fin des années soixante sa vie a basculé joyeusement. Il ne sera plus le même si la vie l’a fait souffrir mais ça c’est à découvrir dans ce très attendrissant album que Denis Bodart fait exploser de bonheur simple par son dessin qu’on a toujours aimé.

Une petite maison qu’on loue chaque été au bord de la la mer. Louis y est revenu avec cette fois sa femme er ses enfants. Cela fait longtemps qu’il n’était pas venu. Nostalgie, tendresse, souvenirs, Louis esur la plage en haut d’une falaise aperçoit les ruines d’une vieille demeure. Il a dix ans avec son avion ailes tournantes (le même au bord de la mer qui montait très haut) et ses copains qui le préviennent. La maison est celle d’une sorcière qui parle avec les morts. C’est le jour de son anniversaire qu’il déteste. Son père, oncle et tante, la gâteau mais pas une journée facile. On lui offre un stylo Waterman et son père essaye de lui parler pendant qu’il lit Lucky Luke. Il a du mal et Louis part en vélo se perdre près du cimetière où il voit débarquer la sorcière qui parle devant une tombe. Retour à la maison, apprécie finalement son stylo et aimerait bien parler à la sorcière. Il lui faut du beau papier, du Clairefontaine et il fait un deal avec une copine pour en trouver. Il se met à écrire. Son père a des problèmes de chantier. Louis monte son opération commando pour donner sa lettre à la sorcière. Mais il va falloir rentrer plus tôt à la maison.

Il y a du Pagnol dans cette histoire, souvenirs d’enfance bien sûr et Louis est un petit garçon qui a du coeur. L’histoire se tient bien, émouvante de bout en bout. Mais il faut lui garder sa part de mystère. On va dire qu’une BD comme celle là fait du bien, on s’y retrouve aussi mais cela serait une autre histoire. Zabus avait écrit dernièrement un autre très bel album La Fragilité des hommes avec Nicoby au dessin.
Si je t’écris, 80 pages, Dupuis, 18,95 €

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