Des drôles de dames, belles, intelligentes mais capable de trucider n’importe qui si la reine l’exige, c’est l’Escadron de la reine. Alors vérité historique ou romanesque, sûrement des deux car on sait combien les dames de compagnie de nos majestés pouvaient intriguer pour elles. On se laisse facilement embarquer par ces espionnes à la dague facile sur un bon scénario à la Dumas de Raule (Soeur Calvaire) et sur le dessin réaliste et enlevé de José Muñoz (Billie Holiday).

Paris septembre 1575, les guerres de religion, Henri III fils favori de Catherine de Médicis qui est la vraie reine. Victoria jeune noble a volé ses parents pour amour d’un petit truand, François qui l’abandonne à ses amis pour qu’ils en abusent. Elle se défend quand passe un carrosse avec une jeune femme qui dague en main fait le ménage. Victoria n’hésite pas non plus à porter l’estocade. Elle avoue à Louise qu’on veut la marier à un vieux baron pour renflouer la famille. Louise lui propose une place de de femme de chambre de la reine. Au Louvre le prince François enfermé est libéré par une femme masquée qui a décimé au couteau sa garde. Victoria retrouve François au marché et lui laisse une balafre sur le visage pour le punir de l’avoir trahie. Au palais le favori de la Médicis c’est Ruggieri qui rencontre Louise. Il sait les fonctions de l’Escadron volant de la reine surtout depuis l’évasion du prince. On sait que c’est une femme qui l’a aidé armé d’un arme courbe orientale. Elle pourrait être un sicaire, une secte d’assassins. Quand arrive Victoria que reçoit Catherine qui lui offre un automate en forme de libellule. Victoria a 17 ans. Et fait désormais partie des espionnes de la reine. Capables de tout séduction comprise. La reine donne l’ordre d’arrêter l’ambassadeur d’Espagne soupçonné d’avoir commandité la fuite de François d’Alençon.

Une vraie partie de dames où chacun joue ses coups, et sa tête. Cet escadron de charme et d’action est attachant avec des scènes fortes et un scénario bien bâti. Réalisme pur et personnages bien campés, de quoi envisager une suite à cette première mise en bouche. Des femmes qui se libèrent sans états d’âme et Victoria n’en aura pas. Bonne BD. C’est aussi cela l’Escadron volant de la reine. Muñoz excelle au dessin.
L’Escadron de la reine, 56 pages, Robinson, 15,50 €

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