Qui dit Attila dit là où son cheval passe l’herbe ne repousse plus, ou mieux il faisait cuire sa viande sous sa selle cheval. Autant son nom est universellement connu, autant les détails de son règne, de son accession au pouvoir le sont beaucoup moins. Jean-Pierre Pécau au scénario et Dragan Paunović au dessin lui redonnent vie dans cet nouvel album de la collection Les Maîtres de guerre très enlevée avec un certitude. Attila ne faisait pas dans la dentelle.
Deux empires romains qui s’opposent au Ve siècle, des hordes barbares qui débarquent du Nord, on tente bien une ambassade vers le roi des Huns. De l’or, des renégats et Attila qui décident de ne pas attaquer l’empire d’Occident. Direction Byzance mais avant il faut faire un exemple, piller la ville de Naissus où les Romains vont avoir une surprise. Attila est un stratège. Il gagne avec son frère pas très combattif. Byzance paye une rançon acceptée par son frère mais Attila aurait voulu plus. De toute façon il ne peut y avoir qu’un roi des Huns et Attila élimine son frère. Il fédère ses alliés et part sur Constantinople dont il abat les murailles. Bataille rangée où il frôle la défaite mais gagne. Il ravage la Grèce. Théodose le Basileus essaye la ruse.

Sauf qu’il est malin Attila mais son orgueil est démesuré. Ce qui le perdra. Le Fléau de Dieu aura une fin loin des combats, trahi. Il échoua en Gaule mais reste une figure incontournable. Bon dessin très riche de Paunovic et une histoire qui vaut le détour.
Les Maîtres de guerre, Attila, 64 pages, Delcourt, 16,50 €

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