
On l’avait mis de côté, un peu arbitrairement, et puis on l’a lu, on est tombé sous le charme de ces petits cosmonautes qui vont aller au bout de leur rêve, y croire et oser. Les Cosmonautes ce sont Bastien, Alphonse, Iris. Nina Philips est au scénario avec Nicolas Bary (Le Monde des cancres), Nina Goern au chant en fin d’album, Etienne Péran à l’illustration. Une aventure pleine de poésie, d’amour, de gentillesse, de tendresse. Un conte d’une rare douceur qui fait parfois monter des larmes. Direction les étoiles. Un titre à recommander aux parents qu’ils liront avec leurs enfants. Le dessin est superbe, bien mis en page, cadré et charmant, chaleureux. Le scénario est bourré de trouvailles et de petits bonheurs qui font du bien.

Une navette décolle, ce n’est pas pourtant le premier lancement de Bastien. Vingt ans plus tôt il est en classe avec Iris passionnée par l’espace et son ami Alphonse, des inséparables. Il aimerait se joindre à eux. Les parents de Bastien lui organise un goûter avec Alphonse à qui il espère qu’il va arriver quelque chose pour qu’il ne vienne pas. Ce qui arrive. Alphonse n’est pas en classe et Bastien se rapproche d’Iris. Alphonse est parti aux urgences. Bastien se sent coupable. Mais Alphonse revient, Iris appelle aussi Bastien et il découvre leur projet, une fusée. Bastien est un as en maths et physique, devient leur ami. Le trio se met au travail. Ce n’est pas simple mais la fusée se dresse. Il y a aussi la jeune Jojo avec son hamster Douce. Fusée en carton pas le top niveau sécurité. Bastien en écoutant ses parents découvre qu’Alphonse est très malade. La fusée décolle. Le hamster est le cosmonaute. Crash bien sûr mais Douce s’en sort. Mais tous se préparent à un deuxième essai même si Alphonse est à nouveau hospitalisé. Il suivra les travaux à distance.

C’est donc une course contre la montre et pour cause que les enfants entament, une évasion vers un ailleurs dont ils rêvent. Ils s’évadent malgré tout, trio de courage, de joie, de solidarité. Avec cette amitié que seule l’enfance sait faire naître. Il y a cette phrase de Bastien, j’aimerai qu’Alphonse me partage un peu de son mal pour que ça soit moins lourd à porter pour lui. Rien à ajouter, un vol vers l’infini et l’au-delà pour Alphonse mais merveilleux. Un peu triste quand même mais porteur d’espoir.
Les Cosmonautes, 105 pages, Jungle, 16,95 €

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