Thorgal, de givre et de feu en direct de Baker Street

Du Thorgal comme si il en pleuvait. On sait que désormais l’enfant des étoiles hormis la série mère s’est un peu recentré. Il y a les one shot de Thorgal Saga, le dernier très bon Thorgal Shaïgan, et le nouveau De Givre et de feu. Cette fois c’est assez curieusement les auteurs des Quatre de Baker Street, Djian, Legrand au scénario, David Etien au dessin qui se sont lancés dans l’aventure. Sauf que malgré leur talent pas évident de se couler dans les traces de Thorgal dont le style est avant tout celui de Rosinski puis de Surzhenko ou de Fred Vignaux. D’où un sentiment très mitigé assez inexplicable à la lecture de cet album réfrigéré.

 

Il rentre chez lui Thorgal, inlassable Ulysse qui à chaque fois a un soucis. Cette fois avec son ami Ottar ils ont pris dans une tempête. Ottar est un scalde, troubadour viking qui voudrait bien écrire un chant dont Thorgal serait le héros. Tempête, un trou noir, on change de lieux et les deux hommes se retrouvent pris dans les glaces. Impossible d’en sortir aux portes de Niflheim où aucun feu ne peut brûler. La princesse Vakva leur annonce qu’ils sont au royaume du Givre royaume de sa mère qui les a guidés. Pourquoi ? A voir mais d’abord Vakva leur sauve la vie en les protégeant du froid. Ottar comprend que c’est le domaine de la sorcière des glaces. Un traineau tiré par des ours polaires, des loups blancs, des gens gelés, une citadelle, des gardes muets.

Il va falloir réchauffer l’atmosphère en allant faire un tour chez Muspelheim royaume du feu pour que la flamme du givre ne s’éteigne pas. Bon, sur le fond l’histoire est dans la lignée. Deux couvertures au choix, froid ou feu, un félon mais encore une fois malgré tout le talent de Etien il manque un petit quelque chose, images trop larges, découpage, le ressenti est décalé. Mais on se rassure ce Thorgal se laisse lire.

Thorgal Saga, de givre et de feu, Le Lombard, 22,95 €

Votez !

Les commentaires sont fermés.