Les Jours heureux ont une fin. Au moins la très belle série de Warnauts et Raives qui arrive à son terme en ce début des années soixante. Commencée à l’aube de la seconde guerre mondiale ces aventures ont pour cadre un monde qui disparaît, se reconstruit et se transforme. Avec lui des personnages qui font des choix ou se laissent balloter par les évènements qui souvent les rattrapent. La Belgique et sa grande Histoire sont les fils conducteurs, le cadre strict d’un récit certes romanesque mais parfaitement maîtrisé sans fausses notes qui apporte sa vision réaliste et objective d’une époque troublée et dont les stigmates sont encore d’actualité.
Le Mur de Berlin se profile à l’horizon, l’Afrique part en vrille, Algérie comprise où la France essaye de ne pas s’enliser. Et pourtant on règle ses comptes au Congo. Mais tout à une fin. Pas l’amitié des jours de nuit et de peur, ni les sentiments d’un père pour sa fille, ni l’amour. A Paris une manifestation pour la paix en Algérie dégénère. Est-ce que la boucle est bouclée ? Warnauts et Raives ont peut-être la réponse après avoir redonné vie à des époques qui conditionnent notre présent, en finesse. A quand le temps des lendemains qui chantent après la fin du mythe des jours heureux ?
Les Jours heureux, Tome 2, Le Lombard, 14,99 €
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