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Les Fées de Cottingley, un mystère ou une supercherie ?

Cela reste pour les uns un mystère, pour les autres une supercherie. Deux jeunes filles anglaises au début du siècle affirment qu’elles ont pris en photos des fées et montrent cinq clichés surprenants. Les choses auraient pu en rester là si Conan Doyle père de Sherlock Holmes ne s’était pas passionné pour le sujet en 1920 prenant fait et cause pour l’authenticité des photos. Avec un très bel album Les Fées de Cottingley, Sébastien Perez a écrit son interprétation de ce qui reste encore pour certains un mystère, pour d’autres une sorte de canular. Son texte est illustré par Sophie de La Villefromoit qui donne un relief et une émotion certaine par son dessin au destin féérique des deux jeunes filles.

Elsie Wright et Francès Griffiths sont cousines et les aléas de la vie vont les rassembler à Cottingley, en Angleterre. Francès est timide mais les deux cousines vont faire rapidement cause commune. Le père de Francès part à la guerre. Elle partage avec Elsie sa chambre et découvre les rêves de sa cousine endormie. Déjà elle pense qu’une jeune fille les observe à la fenêtre. Francès et Elsie pensent que les fées existent. Elsie compare à Dieu que personne n’a jamais vu et auquel on croit. Elsie présente à Francès une curieuse jeune fille seule dans la forêt, Kate, qui va leur raconter comment vivent les mystérieux habitants de la forêt. Elsie va prendre une première photo bien curieuse.

Une belle part de fantastique dans cette histoire si peu banale. On suit les deux jeunes filles dans leurs fantasmes, leurs certitudes et leurs rêves dont celui pour Francès que son père ne soit pas tué dans les tranchées. On gardera suspense oblige la fin séduisante qu’apporte à son récit Sébastien Perez . On est entre poésie, adolescence perturbée, mirages ou réalité subjective, un vrai bonheur pour un psychiatre. Conan Doyle s’embarquera sur la piste des photos qu’il juge authentiques. A croire qu’il était peut-être moins perspicace que son détective favori. Reste qu’on tombe sous le charme certain des illustrations de Sophie de La Villefromoit et des ses deux jeunes filles en fleur.

Les Fées de Cottingley, Métamorphose, 22,95 €

Et avec toutes les excuses de ligneclaire aux deux auteurs dont les noms ont été par erreur (et précipitation) attribués à des fonctions qui n’étaient pas les leurs sur l’album. C’est bien Sophie de La Villefromoit qui a illustré ce très bel ouvrage.

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