Une initiation, celle d’un jeune fils de guerre par un maître de l’épée efficace mais un tantinet cinglé. En adaptant l’œuvre de Thomas Day, Mathieu Mariolle et Federico Ferniani s’attelaient à un défi, arriver à rendre toute l’atmosphère d’un auteur reconnu en SF dont La Voie du sabre est l’un des meilleurs romans. Si on a déjà eu pas mal d’ouvrages sur les mêmes bases, la richesse du roman de Day est au niveau de la complexité des personnages. Le maître, Miyamoto Musashi, est défiguré, a eu une vie terrible, n’a connu qu’une fois l’amour, n’a aucun respect de la vie des autres mais est d’une rare honnêteté dans ce Japon du XVIIe siècle où la mythologie est très présente.
Son élève le jeune Mikédi a tout à apprendre mais aussi à perdre dans ce voyage sans retour. Son père veut en faire son premier samouraï. Musashi a du pain sur la planche pour le guider sur la voie du sabre, titre de la série. Le dessin flamboyant et le découpage ont cette puissance que l’on retrouve dans les grands films japonais. On s’immerge complétement dans ce voyage initiatique dont ce n’est que le premier tome ou rouleau accompagné d’un beau carnet d’esquisses.
La Voie du sabre, Tome 1, Les Cendres de l’enfance, Glénat, 14,90 €
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