Duke T5, longue est la piste

Deux frères dont les destins vont se recouper et pas forcément pour le meilleur. Duke est l’archétype du western, on l’a a déjà mais cela se confirme, très noir, shakespearien et tragique. Un retour sur l’enfance et ses influences insoupçonnées, Hermann et Yves H. en ajoutent pas mal aux strates de cette histoire qui accumule les protagonistes liés par l’argent, la vengeance ou le devoir, dont on sait bien qu’ils finiront tous par se retrouver pour une dernière confrontation.

Duke

Un orphelinat, celui où règne Monsieur King. Morgan et Clem Finch vont y rencontrer ce qui sera leur futur dans le regard du directeur bien qu’ils tentent de s’en échapper et échouent. Dans sa cavale, Morgan rêve de son enfance mais est rattrapé par la réalité et les soldats à ses trousses, des cavaliers noirs qui ont capturé leur lieutenant blanc. Morgan et Swift fuient mais semblent avoir un protecteur anonyme qui fait le ménage derrière eux parmi les soldats. Peg a été livrée à celui qui a commandité son enlèvement pour attirer Duke. La mine de Ogden ferme et Duke se souvient comment King autrefois l’a initié aux armes car il a décelé en lui un futur pistolero.

Un pistolero, tu seras

Les séquences se recoupent et on en apprend beaucoup sur le passé des héros et sur les manipulations au sujet de la mine de Ogden. Restent les 100 000 dollars baladeurs, les états d’âmes des soldats déserteurs avec un Fort Alamo en miniature. On n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer car Yves H. connait son boulot. Le dessin de Hermann est sans faille évidemment et ses personnages d’une rare consistance. Comment l’épopée va-t-elle se finir ? Mal sûrement.

Duke, Tome 5, Un pistolero, tu seras, Le Lombard, 14,75 €