Liberty Bessie T2, le sable du désert

On la retrouve Bessie, la jeune pilote à la recherche de son père abattu en Italie en 1944 sur son P-51. Elle est américaine, noire et son père a fait partie de l’une des quatre escadrilles de chasse formées à Tuskegee où on a entrainé 455 pilotes et membres d’équipages de couleur. Pas de mixité raciale dans l’Army Air Force. Liberty Bessie a traversé l’Atlantique et volé un Dakota à des malfaisants. C’est en Afrique que tout pourrait bien se jouer, sur la trace des Maylaros. Au scénario Jean-Blaise Djian et Pierre-Roland Saint-Dizier passionné d’aviation avec au dessin Vincent qui était passé par Montpellier il y a un peu plus d’un an pour le tome 1 chez Azimuts.

Liberty Bessie

Bessie est prête à faire un échange pour récupérer un hydravion, un Sikorsky S-38. L’affaire est faite et elle se prépare à partir mais récupère avant Max, son copain mécano venu la rejoindre. Il semblerait qu’il soit suivi par un type de la bande à qui appartenait le DC-3 emprunté. Max et Bessie réussissent à remettre en état le S-38 et décollent pour Tripoli. Un de leurs copains africains a du mal à tenir sa langue. D’autant qu’en plus il a refilé à Bessie du carburant trafiqué. A Tripoli ils retrouvent un ferrailleur, Berkano, qui a récupéré toutes les épaves d’avions, de chars ou autres abandonnées pendant la guerre dans le désert. C’est dans un Caproni italien qu’a été retrouvé la plaque matricule du père de Bessie.

Liberty Bessie

Reste donc à savoir ce qu’elle y faisait dans le zinc la plaque et ce qu’il pouvait bien avoir d’autre dans cet avion où un pilote US n’avait rien à faire. Toutes ces questions, Bessie va tenter d’y répondre. Un scénario bien mené avec des rebondissements imprévu, des surprises et le couple Bessie-Max qui s’affirme pour un thriller aérien aux belles machines, avec des scènes spectaculaires bien maîtrisées par Vincent. Une suite peut-être ?

Liberty Bessie, Tome 2, Sur la trace des Maylaros, Vents d’Ouest, 14,50 €