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Brontëana, Annie la soeur oubliée

Quand on évoque les sœurs Brontë, on pense à Emily et Charlotte. Jane Eyre, Les Hauts de Hurlevent sont toujours des bonheurs de littérature. Mais il y avait une troisième sœur Brontë, la cadette Anne, un peu oubliée malgré son grand talent, sa sensibilité exacerbée. Et puis il y aussi toute la part mystérieuse autour des Brontë, le pseudo masculin entre autres. Paulina Spucches a repris dans le détail la saga des trois sœurs avec Brontëana, une biographie fictionnelle dans laquelle on découvre qu’elles s’inventaient des mondes parallèles à travers des jeux de rôles d’écriture. Un voyage passionnant dans un univers très coloré, poétique et intriguant.

Smith est très sollicité depuis le succès de Jane Eyre qu’il a découvert en ce XIXe siècle très littéraire. L’auteur en serait Currel Bell. Le nouveau roman La Recluse de Wildfell Hall serait de son frère Acton. Mais ils seraient en réalité trois, Currer, Ellis et Acton. Newby en est l’éditeur. Acton a aussi écrit Agnes Grey, une gouvernante à qui il n’arrive rien. Par contre il y a l’histoire de Gilbert Markham, un fermier qui tombe amoureux d’une veuve Helen. Qui en fait est toujours mariée. On se perd avec les trois Bell perdus dans le Yorkshire. Vingt ans plus tôt Anne vit seule alors que ses sœurs sont à l’école depuis longtemps. Maria, Elizabeth, Charlotte, Emily, un frère Branwell et Anne. Mais les deux ainées meurent en pension. Leur père est pasteur. Charlotte et Emily reviennent avec Branwell, leur maison devient une forteresse. Elles lisent Byron, s’inventent un pays magique et écrivent pour elles les Sagas de Glass Town et Angria. Une jeunesse solitaire mais très fraternelle.

On découvre peu à peu la personnalité de Anne, sa passion pour l’écriture. Elle connaîtra le succès avec La Locataire de Wildfell Hall Elle grandit avec ses sœurs, écrit des poèmes. La suite est finalement une enquête sur l’évolution des Brontë. Le départ d’Anne, les postes de gouvernantes, un projet d’école. L’écriture toujours, le rêve de signer un roman. On garde une part du suspense sur le devenir d’Anne. Une très bonne progression narrative et des couleur qui collent aux ambiances pas toujours très joyeuses mais bien réelles.

Brontëana, Steinkis, 25 €

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