C’est le beau pavé du moment, la fin de la trilogie SF de Mathieu Bablet. Shangri-La, Carbone et Silicium, c’est maintenant après quatre ans de travail, d’interrogations, Silent Jenny qui boucle la boucle. Un récit post-apocalyptique qui fait mouche, envahissant et écrasant, d’une richesse graphique remarquable. Dans un futur lointain, les insectes pollinisateurs ont disparu à la suite de grands bouleversements climatiques, Les humains survivants errent sous contrôle des déserts dévastés à bord de « monades », des vaisseaux-villages motorisés décrits en détail. C’est dans l’une d’elle que vit Jenny, déterminée à récupérer les dernières traces ADN d’abeilles dans l’espoir de retrouver le monde d’avant. Les ambiances et les décors sont le plus indéniable de ce travail qui va satisfaire les amateurs du genre.
Abeille, miel, espoir de renouveau, des traces exploitables d’ADN que l’on pourrait cloner, la survie de l’humanité tient à presque rien. Une bureaucratie toute puissante héritage d’un passé lointain, une société monopolistique, il y a dans le récit de Bablet une critique sociale et politique dans un monde en perdition et incapable de se remettre en cause. Un long parcours bien mis en valeur par sa couverture, sa tranche toilée. Un dernier opus de haut niveau très accompli. Lire aussi Shin Zero.
Silent Jenny, 320 pages, Label 619, Rue de Sèvres, 31,90 €
Oreilles pointues et millénaire avec un look de gamine, la dernière elfe en a ras…
Dans le tome 1, il a fait son trou Eddie dans un patelin qui ne…
Troublant, fascinant, impossible à lâcher, Usamaru Furuya l’auteur du manga Litchi Hikari Club revient avec une…
Et voilà un Festival de Sérignan de plus avec la foule des grands jours, un…
Avec le printemps, l'été qui approche les expositions BD se multiplient. C'est au tour d'un…
Une rencontre à la fois improbable et qui pourtant s'appuie sur une actualité désormais bien…